Sex friends: pas de contrainte que du plaisir Bonus 1: la rencontre vue par Robin

Bonjour à toutes

En marge du concours que je propose sur ma page facebook pour le calendrier de l’Avent de la Sexy Luv Agency, un cadeau pour tout le monde, le premier bonus de Sex Friends.

Plusieurs d’entre vous auraient aimé plus de Robin. Voici la façon dont il a vécu la rencontre.

Bisous

Gwen

« Dex,

Je ne sais pas à quelle heure il faut que je me lève pour t’attraper avant ton jogging.

Juste un petit mot pour te rappeler que ce soir, on se retrouve chez mes parents.

Ne viens pas trop tard.

Oh et rappelle-toi que ma copine Aurore sera là.

Je compte sur toi pour être charmant et adorable.

Bisous.

Angie »

Je relis le mot de ma cousine et colocataire en souriant. Comme si je pouvais oublier que sa copine arrive ce soir. C’est bien simple, depuis que je suis rentré hier, je n’ai entendu que ça.

J’ai même failli retourner dormir au salon.

Mais je n’échapperais pas longtemps à ma tornade, pas plus ici que là-bas. En plus, je suis assez curieux de la connaître, cette fameuse Aurore.

Même si Angie m’en parle souvent, je ne l’ai jamais vue. Des visites éclair, à contre-temps de mon planning. À croire que le karma ne veut pas qu’on se rencontre.

Une chose est sûre, Angie l’adore. Au point d’en avoir fait la marraine de Zélie et de l’inviter avant même de m’en parler, quitte à briser notre règle du « aucun inconnu dans notre nid ».

Mais c’est tout Angie ça ! Grande bouche, grande carapace, mais cœur guimauve fondante.

Depuis que M.X l’a laissée tomber, sa carapace est plus solide, mais en même temps plus friable. J’espère que sa copine est à la hauteur de son affection.

Sinon, meilleure amie ou pas, elle prendra la porte, et pas sûr que je prenne la peine de l’ouvrir avant.

Angie, c’est ma famille, mon alter ego, mon « attachiante » absolue et personne n’a le droit de l’abîmer. On se protège l’un l’autre. On l’a toujours fait. Mais depuis que je suis rentré, c’est une évidence absolue. Personne ne fait le poids. Ni coups d’un soir, ni amie débarquée de nulle part. Seuls entrent dans notre antre ceux qui montrent patte blanche.

La fameuse Aurore est-elle de ces rares élus ? J’y pense encore quand je quitte le salon.

Je suis salement en retard. Un rendez-vous de dernière minute, une séance qui s’éternise.

J’espère que les goinfres qui composent ma famille m’ont au moins laissé un bout de pizza, sinon je vais devenir désagréable.

Aucune raison de s’inquiéter. Ma tante ne me laisserait pas jeûner.

Non, ma nervosité est ailleurs, je le sais. Dans la rencontre avec Blondie, comme la surnomme Angie.

Pour être blonde, elle l’est. Blonde, sophistiquée, précieuse. Oui, il se pourrait que j’aie regardé avec plus d’attention les photos du baptême de Zélie. Il se pourrait que j’aie détaillé cette blonde sculpturale. Ensemble en soie pêche au décolleté sage, jupe à peine au-dessus du genou, double rang de perles, la parfaite panoplie de la femme parfaite. Même son sourire semble totalement symétrique et contrôlé. Mais c’est autre chose qui a retenu mon regard. Le sien, de regard. La plupart du temps, il n’exprime qu’une réserve polie, terne de contrôle. Mon regard d’artiste le saisit parfaitement. Mais sur quelques clichés, lorsqu’elle tient Zélie dans ses bras ou parle avec Angie, je devine autre chose. Un pétillement, à peine une étincelle. Un petit truc que j’adorerais rendre sur un croquis. La lueur qui me laisse croire que peut-être, elle mérite l’attachement d’Angie.

J’entends les rires avant même d’être sur le seuil de la maison. Aussitôt le bien-être m’envahit. J’aime cette bande de fous bruyants, rigolards, mais toujours prêts à faire front ensemble pour l’un d’entre nous. C’est parmi eux que je me sens à ma place. C’est vers eux que me ramènent toujours mes pas. C’est peut-être pour ça que j’aime aussi peu voir quelqu’un d’extérieur pénétrer dans mon refuge.

Allez Dex, un peu de courage. Ce n’est pas une blondinette BCBG qui va t’intimider au moment de retrouver la tribu.

Je fais une entrée bruyante, comme toujours, salue les uns et les autres, rigole des blagues de mon oncle, des allusions de mon cousin qui pense toujours que je couche avec toutes mes clientes. Celle de ce soir était charmante et n’aurait rien eu contre des prolongations plus privées. Mais je ne consomme pas au travail. Jamais.

Les embrassades sont longues et chaleureuses. On a beau se voir très régulièrement, on a toujours des tonnes de choses à se raconter. Mais toujours aucune trace de la blonde. Je m’apprête à me moquer de ma cousine à ce sujet, lorsque je remarque Zélie, visiblement partagée entre le plaisir du cocon où elle se trouve et l’impatience de me voir.

Sans cesser de parler avec mon oncle, je détaille en douce celle qui semble parfaitement déplacée au sein de ma famille. J’avais raison. La panoplie de la jeune fille de bonne famille en tailleur stricte et hauts talons. Mais autre chose me percute. Quelque chose que je n’avais pas attendu. Si elle semble clairement hors sujet, ce n’est pas un regard de mépris qu’elle jette sur les miens. Au contraire, elle semble totalement perdue, limite affolée dans mon univers, avec pour seule bouée de sauvetage Zélie qu’elle étreint avec une indéniable tendresse et son amie qu’elle cherche des yeux.

Je ne sais pas exactement où est la seconde, mais la première tend les bras vers moi avec tout son autoritarisme de petite princesse.

– Hey, salut toi, tu vas bien, poupette ?

– Oui, oui, merci, ça va bien et vous ?

Le sol se dérobe sous mes pieds. D’où vient cette voix sensuelle comme une caresse, douce comme un bonbon et qui hérisse instantanément mes poils.

De l’intruse qui n’a apparemment rien compris à mon salut. Troublé par cette voix de velours autant que par le regard hypnotique qui grimpe jusqu’à moi, je perds un instant mes moyens avant de réagir aux antipodes de la logique, par un grand éclat de rire qui se répand comme une traînée de poudre.

Bravo Robin, très mature, très accueillant !

Ce doit aussi être la réflexion d’Angie qui se précipite vers son amie au moment où celle-ci, blême jusqu’à ses lèvres pincées, se redresse, prête à partir ou à pétrifier quelqu’un du regard. À moins que la légère crispation de sa mâchoire ne soit au contraire annonciatrice de quelques larmes. Ce serait une réaction disproportionnée. Quoique. Face au malentendu, Aurore doit se sentir terriblement mal.

Je pose la main sur son poignet, là encore synchrone avec ma colocataire qui se penche déjà pour parler à son amie.

C’est heureux. Ce délai me donne le temps nécessaire pour apprivoiser la douceur de son épiderme soyeux et le subtil grésillement qui est passé de sa peau à la mienne.

Rien d’autre qu’un phénomène purement scientifique qu’on m’a souvent expliqué en cours. Sauf que là, on est très loin du cours de Physique de Mme Taar et bien plus près du bon gros cliché. Je lutte de toutes mes forces pour ne pas laisser mes doigts glisser sur ce grain de peau parfait. Pas sûr qu’elle apprécierait le procédé. D’ici qu’elle me prenne pour un malade. J’ai déjà dans l’idée que mes tatouages l’ont impressionnée.

D’habitude, les femmes y posent un regard admiratif. Certaines se demandent jusqu’où mon dragon s’étend. Aurore a sursauté face à son réalisme. Visiblement, je ne ressemble pas au standard des hommes qu’elle fréquente. Tu m’étonnes !

Sans que je puisse l’expliquer, cette réaction m’agace. J’assume qui je suis, mon look autant que mes choix et je n’ai pas l’habitude de me sentir ainsi sous scanner. Pour autant, elle est notre invitée. Et elle compte pour Angie.

Je ne sais ce que celle-ci lui dit, mais Aurore se calme un peu. Moi aussi, je dois la rassurer, ne serait-ce que pour ne pas encourir les foudres de mon attachiante. Je n’ai pas le temps de formuler des excuses ou toute autre formule de politesse qu’Angie prend les choses en mains.

– Dex, je te présente mon amie Aurore. Aurore, voici Robin, mon cousin. Le tatoueur de la famille.

– Oh d’accord ! Enchantée ! « Doigts agiles », alors, c’est juste pour les tatouages ?

Quoi ? Temps mort, pause, incident technique. On m’annonce une jeune femme lisse sans un mot qui dépasse et je me retrouve scruté par une bombe dont les idées semblent avoir bifurqué du côté du cinéma pour adultes.

Sans doute le réalise-t-elle aussi car Aurore pique un fard du plus bel effet. Une teinte à mi-chemin entre le carmin et le pivoine. Un petit bijou que j’imagine sans peine sur ma palette. Une réaction incontrôlée qui me pique bien plus qu’elle ne le devrait.

Et parce que tous mes voyants d’alerte s’allument, je poursuis sur la meilleure lancée pour me sortir des coups foireux. Une blague, un sourire charmeur, un regard lumineux et je m’éclipse le plus loin possible, avant d’avoir le temps de me demander dans quel bourbier je me suis fourré en acceptant de cohabiter quinze jours avec Blondie aux yeux de biche, à la langue bien pendue, … et au corps bien trop attractif pour ma tranquillité d’esprit.

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