Celestar de Jeliza-Rose Buzor

Titre Celestar

Auteur Jeliza Rose Buzor

Éditeur HLAB

Date de sortie 24 mai 2019

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Un titre découvert grâce à NetGalley et à l’éditeur

Aujourd’hui, retour à un de mes domaines de prédilection, la Science Fiction avec une très jolie découverte parue chez HLAB.

Ce roman suit le parcours de F24, une jeune femme qui se réveille, sans mémoire, sans repère, dans une pièce neutre et en apparence totalement vide, avec pour seul repère un nombre inscrit. 90. 90 comme un décompte pour une nouvelle vie, pour une nouvelle mission.

Celestar, c’est à la fois le nom d’un programme, et d’un vaisseau qui poursuivent le même but: transférer ce qui reste de l’humanité dans un autre univers. Plus sûr? Pas forcément?

Plus accueillant? Il faut l’espérer, car la terre n’est plus. L’humanité elle même a disparu, à l’exception des volontaires du projet Celestar, des jeunes hommes et des jeunes femmes qui ont décidé de donner une nouvelle chance à la vie.

Et si Celestar était une nouvelle chance de créer une humanité parfaite?

Et si celle-ci s’appuyait sur l’utilité de chacun dans le groupe?

Et si celle-ci avait la possibilité de tout recommencer? Créer son régime politique, ses relations, son univers.

Et si, pour assurer la pérennité de ce projet, on confiait à trois Intelligences Artificielles le soin de veiller à ce que rien ne dérape, de guider chaque sujet et de préparer l’implantation dans la zone prédestinée?

Un projet parfait?

En apparence sans doute. Mais, tout le monde le sait, l’enfer est pavé de bonnes intentions, et la création du monde, sinon parfait, du moins apte à assurer la survie, fait ressortir le meilleur et le pire des instincts humains.

Dans cette société sans adulte, où tous les sujets sont jeunes, les IA, une féminine, une masculine et une neutre, servent de référents.

De par leur nature, ils sont dénués de toutes les passions humaines, ce qui les laisse à distance. Mais voilà qu’I.D.R.I.S, l’I.A féminine, se prend d’un étrange intérêt pour F24, cette jeune femme aux capacités exceptionnelles.

Sa résilience et sa capacité à s’adapter à tout en font un véritable atout pour la mission. Mais c’est surtout la puissance de ses sentiments qui perturbe la routine de l’IA.

Car de sa vie sur terre, Bellara (le vrai prénom de F24) garde des souvenirs aigus. Elle se rappelle du déséquilibre de l’humanité. Elle se rappelle surtout de ses sentiments pour un jeune terrien du nom d’Eidern.

Et si ce lien qui perdure malgré tout était tout à la fois une force des humains et une faiblesse pour la mission?

Qu’en faire? Le détruire pour influencer la pensée des sujets ou l’utiliser pour assurer un équilibre.

Plus que le récit des phases d’initiation et de sociabilisation que contient ce tome 1, il y a une belle réflexion sur les interactions humaines dans le groupe qui peut soit donner foi en l’humanité, soit au contraire laisser craindre le pire. Une humanité naissante oeuvrerait-elle ensemble ou plongerait-elle dans le chaos du plus fort?

Et puis il y a ces IA, à la fois si froides et qui deviennent si « différentes ». J’ai beaucoup aimé l’évolution d’I.D.R.I.S et de son homologue neutre A.U.B.E.

L’auteur leur a donné une dimension à la fois aseptisée et en même temps un parcours si atypique qu’ils m’ont à maintes reprises touchée.

De la même manière, j’ai aimé la forme de poésie qui émane de ce récit. Au milieu de la survie, des épreuves, des doutes et des trahisons, il y a des moments de grâce qui offrent une pause bienvenue et font de ce roman plus qu’un simple récit pour adolescents.

Au final, j’ai beaucoup apprécié ce récit bien mené et maîtrisé dont j’espère découvrir bientôt la suite.

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