Christmas sucks d’Aurélia Vernet

Titre Christmas sucks

Auteur Aurélia Vernet

Éditeur Plumes du Web

Date de sortie 8 novembre 2019

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Ah, Noël, ses romances sucrées, que l’on savoure bien au chaud sous sa couette en grignotant des petits gâteaux, les histoires d’amour toutes douces, toutes belles, façon téléfilm à placer sous le sapin … on en a tous lus, relus, savourés, digérés, ….

Avec Christmas sucks, on oublie! On oublie aussi l’abonnement à la salle de sport et l’assassine séance d’abdos du mardi soir. Ce roman m’a tellement fait rire que je vais me dispenser pendant quelques semaines. Quoi? J’en profite pour entretenir mes poignées d’amour ? Testez et on en reparle après!

Pour ma part, je suis tombée tête, coeur et zygomatiques premiers dans le roman d’Aurélia Vernet que je ne connaissais pas.

L’histoire met aux prises Aaron Starck et Joséphine Olinsky. Il est auteur de romans sentimentaux avec une nouvelle orientation vers l’érotique pur. Elle est avocate, et des plus coriaces. La preuve, son surnom tout à fait mérité de G.I. Joe. Et on est encore loin du compte!

Ils se sont croisés une seule et unique fois, avec pertes et fracas et rien ne les destinait à renouveler une expérience des plus déplaisantes. Rien? …

Mais les voies de la romance sont impénétrables. Et celles qu’emprunte Aurélia Vernet sont tout bonnement délirantes. Voici Aaron et Joséphine piégés pour une semaine dans la plus pure ambiance d’un Noël en famille, sans moyen de refuser, à moins de briser le coeur de ceux qui comptent le plus pour eux.

Et nous voilà partis dans un roman de Noël atypique et délirant, tiraillé entre deux héros qui trouvent que décidément, Noël, ça craint, malgré la perspective de la bonne bouffe et du vin chaud et une tribu qui veut à toute force les immerger dans l’ambiance sucre d’orge et cantiques de saison.

Imaginez plutôt. Le village de Saint Marsal, accessible au prix de très longues heures de train ou d’un trajet non moins interminable sur petite route. La montagne enneigée, les rues et les maisons entièrement décorées façon village du père Noël, la mairesse en mode Mère Noël tout ça tout ça.

C’est votre rêve secret? Grand bien vous fasse!

Mais pour Aaron et Joséphine, ça ressemble à l’antichambre des enfers. Mais tout près, vraiment tout près de l’entrée.

Si l’on ajoute à ça la cohabitation avec une tribu totalement dépareillée, dotée d’une ou deux nymphomanes, d’autant de têtes à claques qu’on transformerait bien en bonshommes de neige, quitte à les oublier dans le froid jusqu’à l’année prochaine et des dîners en forme de règlement de comptes, on frôle la dépression programmée pour nos deux héros, … et la crise de fous rire pour les lecteurs, embarqués avec jubilation dans une partie de ping pong où tous les coups sont permis. Et l’auteure a une imagination particulièrement fertile, vous allez voir!

Entre deux éclats de rire, j’ai eu de la peine pour l’accro du boulot qu’est Jo. Elle doit quitter son bureau pour retrouver une famille comme on n’en souhaite pas à son pire ennemi. Elle est imbuvable, mais elle a quelques toutes petites raisons de l’être. On en vient presque à vouloir lui faire un gros câlin réconfortant. Mais presque, parce que la demoiselle est féroce!

Aaron m’a, au départ, inspiré un peu de compassion. Mais ça, c’était avant que je fonde, comme nombre de dames de ce roman, pour tous ses bons côtés et le sacré répondant qu’il oppose à son adversaire.

En effet, Jo exècre le macho qu’elle imagine, son chien baveux et son animosité.

Mais pour Aaron, les choses ne sont pas plus simples. S’il observe, en spectateur parfois estomaqué, la tragi-comédie qui se joue devant lui, il est surtout coincé dans la rédaction de son nouveau roman, un roman érotique aux tendances BDSM, parfaitement adapté aux échanges de coups bas avec son acariâtre colocataire. Les phases d’écriture, qui rythment le récit, sont de petits bijoux. Ils relèvent d’un fantasme d’auteur. Intégrer de vrais incidents de sa vie pour en construire son récit. Et celui-ci est particulièrement prolifique

Coincés pour une semaine au milieu d’un Muppetshow pas toujours aussi drôle que l’original, l’auteur et l’avocate échangent coup pour coup dans une comédie ultra-piquante où les coups vaches sont aussi puissants que l’attraction explosive qui ne cesse de croître.

Conseil d’amie, si vous pensiez lire le roman en douce pendant le prochain réveillon, entre le récit de l’accouchement de tata Roberte « 36 heures, et sans péridurale, de mon temps » et celui des reflux gastriques de votre petit cousin Amaury, oubliez. Il y a quelques passages où le fou-rire risque d’être si éruptif qu’il sera impensable de garder la moindre once de crédibilité. Ce ne sont ni Paulo, ni Jeanine, encore moins une leçon d’écriture des plus particulières qui diront le contraire!

En lisant ce livre, je me suis souvent dit « non, elle va pas oser? » avant de réaliser que l’auteure a réussi une romance totalement déjantée et décalée qui va assurément vous faire passer un moment de pure détente.

Mais il y a une torture que je n’avais pas envisagée dès le départ. Elle ne concerne ni Aaron, ni Joséphine, mais ma petite personne qui se retrouve
muselée (non non, je ne fais pas partie du délire BDSM d’Aaron), dans l’incapacité de détailler avec vous toutes ces scènes qui m’ont fait glousser comme une dinde (ce qui, convenons-en, est de saison).

Heureusement, j’ai pu m’en épancher un peu auprès de Cara Solak, la talentueuse éditrice de cette petite merveille pour le moral. J’en profite pour la remercier encore de sa confiance, de sa disponibilité et pour lui conseiller de s’adresser à la Sécurité Sociale. Parce qu’un tel médicament contre la morosité de fin d’année, ça devrait être remboursé.

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