Deep and dark Jour 3 Plongée dans l’histoire côté face

Pour ce troisième jour les filles, journée périlleuse. Aujourd’hui, je vous parle de mon ressenti en cours de lecture. Vous l’avez compris, on parle de l’histoire en elle-même.

Siouplait, on limite les spoils dans les commentaires et on pense à avertir quand on ne peut vraiment pas se retenir.

Être bêta-lectrice de Sophie, ce n’est pas recevoir un chapitre par jour ou un envoi par semaine. C’est être le « cobaye » du rythme du roman.

Ça signifie que quand on dit, très très subtilement ( !) à Sophie « ça fait longtemps que je n’ai pas de nouvelles de Jack », elle répond « patience, je veux arriver à tel moment avant de l’envoyer ». Et là, on sait que ça va être du lourd.

Je n’ai plus le souvenir exact du découpage des envois, mais jugez plutôt quelques moments particuliers dans ma progression.

Je me rappelle de mes contacts avec les premiers chapitres. La rencontre avec Lana, avec Jack, et le premier rebondissement.

Dès les premières pages, j’ai su. Que Sophie allait triturer mes méninges en me livrant les clefs de son intrigue au compte-gouttes. Que je ne pourrai pas lâcher ma lecture tant que je ne saurai pas tout (bon en fait, il m’a fallu quelques semaines pour tout comprendre mais ça, c’est une autre histoire). Qu’elle était en train de nous préparer une putain de superbe histoire où chaque indice allait compter fort.

Et que dire de l’arrivée de Jack ? Une partition sur papier millimétré. Je n’ai même pas eu le temps de me dire que le cadre de vie de Lana était tout mignon et que j’y passerais bien mes vacances. Non non. Il y avait quelque chose dans l’ambiance, dès l’arrivée de cet étrange visiteur, qui montrait que cette ambiance de petit village des montagnes pourrait tout aussi bien trouver sa place dans le Misery de Stephen King sous peu. La faute à qui ? À la vision glaciale et méthodique de l’intrus, au simple mot qui fait tout basculer. Bingo. Un mot, une explosion. Efficacité maximale, non ?

Et le chapitre suivant … (rassurez-vous, je ne vais pas faire tout le livre comme ça, même si ce n’est pas l’envie qui manque).

On y voit une autre facette du talent de Sophie. La mise dans l’ambiance. Vous ne l’avez pas entendue, vous, la petite musique bien flippante, le pétillement des bûches dans la cheminée, le souffle plus bruyant de Rebel ?

Une vraie scène de cinéma, aussi bien posée, aussi efficace.

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Ensuite est venu le huis-clos. Il a été un long sujet de discussions, de réflexion. J’ai lu dans les retours de lecture qu’il a gêné beaucoup de lectrices. Mais vous savez quoi ? J’ai adoré. Non non, ce n’est pas par esprit de contradiction ! Un livre comme celui-ci avait besoin de temps pour poser une intrigue ambitieuse, pour rester cohérent, pour qu’on comprenne les personnages.

Pour moi, il était absolument nécessaire. Et en plus, il permet de retrouver, dans une tension permanente, l’un des traits récurrents de la plume de Sophie : le ping-pong verbal entre Jack et Lana. On ne peut pas dire qu’il allège l’histoire. Mais il permet de mieux comprendre la personnalité de chacun. Bref, peut-être mon temps favori.

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La sortie du huis-clos et le voyage ont montré le crescendo dans le suspense.

Et pas seulement parce que les héros bougent !

Plutôt parce que des clefs nous sont enfin données. Je ne les avais pas forcément anticipées et j’ai commencé à trépigner.

Mais j’ai aussi commencé à affoler mon compteur cardiaque entre les moments émouvants, la peur, l’adrénaline du danger, des pseudos instants de détente, d’autres de stress, le déboussolement ou le soulagement des révélations, c’est selon, la frustration des nouveaux mystères.

Bref, Sophie aurait dû me prévenir de prévoir le kit de survie (non non, pas de défibrillateur, mais du chocolat, des kleenex reines des neiges et des bonbons tout doux) parce que clairement, après l’angoisse latente du huis-clos, on lance les hostilités.

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Mais ce n’était rien à côté du sprint final !

Là, je ne sais pas comment vous l’avez vécu, mais, malgré la fausse fin que m’a infligée Sophie, j’ai eu l’impression de ne pas reprendre mon souffle. Vous avez trouvé que Speed était mené pied au plancher ? Testez le dénouement de Deep & Dark pour voir !

Un final dont je ne vous dévoilerai rien (et pourtant Dieu sait que j’aimerais vous faire tout le décompte de mes réactions) mais qui a montré, de nouveau, tout ce que Sophie sait écrire, sans effort apparent. Je m’explique. Dans les scènes périlleuses, souvent, on propose un premier jet. On retravaille. On façonne, on efface, on réécrit. Là, quand Sophie nous a livré cette fin en deux parties (oui oui j’insiste, j’ai une grosse mémoire), il ne restait qu’une chose à faire. Préparer ma boisson favorite et lever mon mug pour dire « chapeau l’artiste ».

Et vous, quelle est votre partie préférée ? Comment avez-vous ressenti votre lecture ?

À vos claviers, je veux tout savoir !

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