Les disparus de Trégastel de Jean-Luc BANNALEC

Titre les Disparus de Trégastel

Auteur Jean-Luc Bannalec

Éditeur Presses de la Cité

Date de sortie 28 mars 2019

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Une enquête du commissaire Dupin découverte grâce à Netgalley et à l’éditeur

Aujourd’hui, je vous présente une lecture de saison. Une enquête policière plaisante et bien menée, dans un cadre enchanteur, la Bretagne et plus particulièrement la région de Trégastel dont vous retrouverez, tout au long du récit, les lieux typiques et d’autres paysages plus confidentiels qui confèrent un petit air de guide touristique pas désagréable du tout à l’ensemble.

Mais démarrons par le commencement, avec un premier constat. Cette enquête du commissaire Dupin est un épisode d’une série de livres que je ne connaissais pas. Cependant, pas de panique, les allusions aux autres enquêtes sont légères; elles donnent envie d’en savoir plus, mais ne sont en aucun cas contraignantes.

Parlons donc de Trégastel. C’est là que Georges et Claire, sa compagne chirurgienne, ont posé leur serviette de plage et le stress de leur travail pour deux semaines de vacances. Un seul mot d’ordre. REPOS. Un interdit : parler, penser ou pratiquer son activité professionnelle. Il y va du bonheur de leur couple, mais aussi de leur santé mentale. En effet, le burnout guette.

Dans ce contexte, rien de mieux que la plage en journée, de délicieux dîners dans l’hôtel des Bellec pour se remettre d’aplomb.

Sauf que, …. sauf que le repos complet, quand on est aussi actif que Dupin, ça va bien cinq minutes.

Sauf que, comme par un fait exprès, les incidents mystérieux se multiplient à Trégastel: une statue de la Vierge disparaît, tout comme la femme d’un agent immobilier, des cadavres apparaissent, une élue est prise pour cible par un jet de projectiles.

Oui mais voilà! Georges est en vacances. Ces affaires ne le concernent pas.

Mais, d’un côté, il y a la curiosité débordante du héros, son besoin de comprendre et sa réputation qui pousse tous les habitants du coin à le prendre pour l’enquêteur en titre, à grand renfort de stratagèmes fantaisistes.

De l’autre côté, il y a Claire qui, à l’aide de complices efficaces, à commencer par Nolwenn, l’assistante de Dupin, veut le contraindre au repos. Mais il y a aussi les gendarmes de la commune et surtout un commissaire antipathique de Lannion, bien décidé à préserver SON enquête.

C’est donc un savoureux jeu du chat et de la souris qui vient compléter une enquête criminelle de bonne facture, à la tonalité classique d’un Hercule Poirot ou d’un Maigret. Pas de polar gore à l’horizon. Ça me change de mes polars habituels, mais j’ai apprécié ce ton plus doux, moins horrifique.

J’ai souri à plusieurs reprises, en particulier lorsque le héros tente de mener son enquête en toute discrétion avec l’aide d’une partie de la communauté.

J’ai adoré suivre, par la pensée, les splendides paysages de la côte de Granit rose, parfaitement décrits avec une précision remarquable. Je suis restée épatée lorsque j’ai appris que l’auteur, loin d’être un breton pur souche, est un écrivain allemand, que je félicite pour la méticulosité de sa mémoire ou de ses recherches.

J’ai salivé devant le rappel de toute la richesse culinaire de la région, que nos épicuriens n’ont de cesse de goûter.

J’ai suivi avec plaisir les galeries de portraits proposés dans le livre, du couple d’hôtelier au coiffeur en passant par la buraliste, j’ai eu un peu l’impression de partager une tranche de vie avec cette petite communauté, attachée à sa tradition et à son microcosme.

Au final, c’est une belle découverte, motivée à la base par une région chère à mon coeur et qui, non seulement, m’a permis d’y passer de jolies heures en lecture, mais de lire une enquête plaisante et bien menée.

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