Ma belle-mère me déteste (mais je le lui rends bien) de Laure Allard d’Adesky

Titre Ma belle-mère me déteste (mais je le lui rends bien)

Auteur Laure Allard d’Adesky

Éditeur Plumes du Web

Date de sortie 25 février 2018

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Aujourd’hui je vous présente une nouvelle pépite dénichée aux Plumes du Web, ce qui ne vous surprendra pas vu ma propension à piocher, pour mon plus grand plaisir, dans leur catalogue, mes service presse aussi bien que mes lectures personnelles (dont celle-ci).

« Je déteste ma belle-mère et elle me le rend bien ». Tout un programme, non ?

D’autant que, j’ose le dire, voilà pile poil une lecture de saison. Parce qu’il y a une saison des belles-mères ? Oh que oui !! On aurait pu dire Noël, la saison où on peut se demander qui, de la belle-mère ou de la dinde est la plus digeste, mais les vacances d’été, …

Songez plutôt ! Contraintes professionnelles ou besoin de souffler sans vos merveilleux Tugdual et Azelize, prunelles de vos yeux et cause essentielle de vos cheveux blancs, vous les confiez à belle-maman, … vous suivez?

Un conseil, si votre belle-mère ressemble à Diane, l’héroïne, malgré elle, du livre de Laure Allard d’Adesky, investissez plutôt dans une colonie Koh-Lanta, vos chérubins seront plus en sûreté, … et vous aussi!

J’ai lu ce roman sans m’arrêter, à part pour exploser de rire à certaines situations, ou pour faire face à une vilaine angoisse. Parce que si la situation d’Anaëlle, la narratrice de ce petit bijou, prête souvent à sourire, il y a tout de même des moments où j’ai frémi pour elle, pour sa santé mentale, pour la survie de son couple. Heureusement, si Axel, son grand amour et meilleur ami est parfois trop diplomate envers l’affreuse jolie-maman, Anaëlle peut compter sur sa meilleure amie Noëmie et Camille, sa compagne d’infortune en ayant épousé Gabriel, l’un des frères d’Axel, plus prompt à dégainer face aux abus et aux méchancetés de sa mère.

Diane est un modèle redoutable de belle-mère vipère. Doucereuse par dehors, fielleuse à l’intérieur, elle a un tel don pour trouver comment torturer ses belles-filles que même les moments où elle fait, peut-être, preuve de bonne volonté, n’apparaissent que comme autant d’antichambres à un nouveau coup tordu. J’ai presque admiré son imagination sans pareille pour pourrir la vie de ses brus. Les trésors de malveillance qu’elle peut déployer m’ont convaincue que je n’étais pas une peste aussi redoutable que je le croyais. Et même si la plupart de ses coups tordus lui reviennent en pleine figure -effet boomerang du karma et toc!- j’ai vivement compati à certaines situations ou cherché à devancer le prochain coup tordu, … généralement un cran en-dessous, ce qui donne de l’espoir aux futurs conjoints de mes enfants.

Heureusement, et c’est entre autres ce qui rend ce livre si savoureux, Camille et Anaëlle trouvent une arme de défense absolue et hilarante. Aussi larvé que les méthodes de la peste-mère, leur stratagème réussit au-delà de leurs espérances et montre que leur cas est loin d’être isolé.

Et quelque part, je dirais même heureusement, car c’est un autre élément qui enrichit le tout.

Ce livre ne se résume pas à toutes les raisons pour lesquelles on peut envisager de mettre prématurément fin au parcours de sa belle-mère. Il parle aussi du couple et de la difficulté d’affronter, côte à côte, les difficultés, en particulier le regard ou le jugement des proches. Il évoque, avec beaucoup de délicatesse, la fragilité des femmes lors de moments clefs qu’elles traversent.

En effet, le passage de l’état de petite amie à celui d’épouse, sans compter celui de mère, le bouleversement ultime et son impact sur la vie sociale ou professionnelle, sont souvent des temps de déstabilisation, des moments où l’on ne se sent pas à la hauteur et où la bienveillance des proches -ou au contraire leur capacité à nous enfoncer- fait toute la différence. Et ces moments m’ont, sous la plume de l’auteur, particulièrement touchée.

Mais de façon globale, ce livre -et sa chute ne fait pas exception- est un pur moment de réjouissance. J’ai eu la chance de croiser Laure Allard d’Adesky au dernier salon du livre, alors que je n’avais pas encore lu cette petite merveille. J’ai été frappée par son caractère pétillant, que j’ai eu la joie de retrouver dans ce livre à recommander sans hésitation…

Mais avec un tout petit bémol. Attendez-vous, à la fin de votre lecture, soit à vouloir entrer en communication avec l’auteur pour partager votre propre traumatisme, soit à tripler votre budget cadeaux pour remercier votre belle-mère d’être une perle! je vous laisse, j’ai des courses à faire !


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