A contresens de Elle Casey

Titre À contre sens

Série The Bourbon Street Boys 4

Auteur Elle Casey

Éditeur : Montlake Romance

Date de sortie 26 mars 2019

À retrouver sur Amazon en suivant ce lien À contresens (The Bourbon Street Boys t. 4)

Un titre découvert grâce au réseau NetGalley

Dans la « famille » Bourbon Street Boys, nous avons découvert Ozzie, le chef de tribu, Dev, le gros dur au coeur tendre, Toni et Lucky, le duo infernal.

Il restait Thibault, le beau et ténébreux Thibault, l’oncle préféré de tous les bébés de la tribu. Celui qui est toujours un peu en retrait sur la photo de famille et qui regarde de loin les autres construire bonheur, avenir et famille.

Il était tout naturel que ce quatrième tome lui soit consacré. À lui et à Tamika Cleary, une boule d’énergie qui déboule dans sa vie, sans crier gare, à contresens de son destin, de sa vie, et accessoirement de la rue qu’il traversait.

Mika, contrairement aux femmes qui ont intégré l’équipe jusque là, n’est pas particulièrement ce qu’on pourrait appeler une jeune femme bien sous tous rapports. Peu gâtée par la vie, elle a été obligée de fouler aux pieds nombre de ses principes, juste pour survivre.

Le dernier, et non des moindres, devenir la comptable attitrée de Pavel le voleur, le chef de la mafia russe de la Nouvelle Orléans. Un individu sinistre et dangereux qui terrorise tout son entourage et n’hésite pas à régler de façon expéditive

Entre Thibault et Mika, la rencontre est percutante, intense et totalement improbable. Mais elle crée entre nos deux protagonistes des liens immédiats et extrêmement puissants. Forts au point de prendre des décisions radicales, au point de poser l’armure et de déposer sa confiance dans les mains du rassurant Thibault. Forts au point d’engager l’équipe des Bourbon Street pour défendre Mika et lui permettre de sortir saine et sauve du guêpier dans lequel elle s’est fourrée.

J’avoue que Thibault était celui de l’équipe auquel je m’étais le moins intéressée (ce qui est assez logique puisqu’il n’était pas directement concerné par les intrigues). Comme ses frères de coeur, il est pétri de valeurs, de fêlures aussi, qui ont fait de lui le professionnel qu’il est, respectueux de la vie, mais capable de prendre les décisions pour défendre la justice. Il a donc un côté Superman qui n’est pas pour déplaire. Et avec Mika, il développe cette tendance, d’une façon qui peut parfois irriter la jeune femme, confrontée à un bouleversement aussi soudain qu’inattendu.

Mais contrairement aux autres, Thibault est, du moins jusqu’à Mika, un solitaire. Quelques aventures par-ci par-là, mais aucune qui lui ait donné envie de poser ses bagages et son coeur.

Et si cette rencontre était LA rencontre? Celle qui, en quelques jours, peut donner envie de tout lâcher pour suivre l’évidence.

Bien sûr, on pourrait reprocher à ce roman un aspect un peu trop rapide, ou rocambolesque. Mais le tout est mené sur un très joli rythme et je me suis laissée embarquer dans l’aventure, comme à chaque fois.

Le contexte particulier de cette histoire donne à la romance une saveur particulière que j’ai beaucoup aimée.

De la même façon, chaque tome a étoffé l’équipe des « pièces rapportées » avec leurs tempéraments et leur grain de folie. Et dans la découverte de chaque tome de cette série, il y a le plaisir non dissimulé de savoir qu’on va retrouver les individualités qui forment cette famille de sang et de coeur. Ce « contresens » ne fait pas exception et j’ai été touchée de la capacité de chacun de se mettre au service du collectif et de l’individu, même sans avoir toutes les certitudes que ce soit une bonne idée. Juste parce que la confiance est absolue et qu’elle intègre même les nouveaux venus.

Il y avait, à l’origine, cinq membres dans les Bourbon street Boys. Tous les cinq ont trouvé l’amour, le bonheur, une famille. Ce qui voudrait dire que, en toute logique, il n’y a plus de raison de pousser la lourde porte métallique du hangar que nous avons appris à connaître, ni de goûter à la cuisine d’Ozzie, ni de retrouver la bonne humeur vaguement hystérique de May, ni la façon très personnelle dont Toni montre qu’elle vous apprécie, ni, ni, ni…

Et j’avoue que cette idée me chagrine un peu et que j’espère qu’Elle Casey me détrompe. À moins que je ne me lance dans un autre de ses univers, pour ne pas quitter totalement cette plume agréable à lire et qui a une caractéristique commune: celle de m’attacher jusqu’à la dernière page.

À suivre, …

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