Respire d’Irène Cao

Titre Respire

Auteur Irène Cao

Éditeur JCLattès

Date de sortie 6 février 2019

À commander sur Amazon en suivant ce lien Respire

Un titre découvert grâce à NetGalley et à l’éditeur JCLattès que je remercie pour sa confiance.

« Là où les mots finissent, la danse commence ».

Cette citation de la chorégraphe allemande Pina Bausch, reprise à plusieurs reprises dans ce roman d’Irene Cao, une découverte pour moi, est à elle seule un résumé de cette belle histoire.

Bianca, dans le coeur de la trentaine, a tout sacrifié à Sebastiano, ses rêves de danseuse étoile, sa jeunesse, sa liberté. Sa passion dévorante pour la danse, celle à laquelle elle a renoncé pour son amour, elle l’exprime à travers les cours de danse classique qu’elle dispense dans la ville la plus proche du domaine de son compagnon, spécialisé dans la production de Grappa.

Sa vie se résume à cette passion contenue et tourne autour de son compagnon. Ses parents sont morts et sa seule fenêtre vers la liberté, c’est sa meilleure amie Diana qui la lui ouvre. Diana est libre, dans ses paroles et dans ses amours. C’est le genre de meilleure amie sur laquelle on peut compter à toute heure, en toutes circonstances.

Y compris quand tout s’écroule, comme c’est le cas pour Bianca dont la vie parfaite se fracasse en une soirée.

Totalement perdue, confrontée pour la première fois à un futur qui n’a plus rien de tracé, de défini, de prévisible, Bianca part vers la seule personne dont le nom l’appelle alors même qu’elle ne la connaît pas.

Amalia.

Tout ce qu’elle sait d’elle, c’est la correspondance intense qu’elle a entretenu avec Sara, la mère de Bianca et son adresse, à Ibiza.

Ni une ni deux, Bianca abandonne tout derrière elle, compagnon, travail, sécurité pour partir sur une île dont elle ne parle même pas vraiment la langue, sans savoir comment elle sera accueillie, ni si Amalia est toujours là où elle se rend.

Ibiza, dans mon esprit, je ne voyais que fêtes, jetset et DJ enfiévrés. Rassurez-vous, vous allez en croiser. Mais pas seulement. Car deux mondes cohabitent à Ibiza: celui des paillettes et du champagne qui coule à flot, mais aussi celui des communautés hippies qui ont fleuri dans les années 70. Il en reste des personnages qui vivent en harmonie avec la nature, les éléments et les forces mystiques de la vie.

A mi chemin entre ces deux univers, Bianca va se retrouver, apprendre à vivre pour elle, à écouter ce qu’elle ressent, à suivre ses envies. Dans cette métamorphose, il n’y a guère de place pour son passé qui apparaît davantage comme un poids mort que comme une base solide.

Dans ce cadre, elle va goûter au bonheur simple de l’amitié, du désir, de nouveaux sentiments, peut-être.

Mais le bonheur n’est pas si simple à atteindre et Bianca doit faire face à des choix, affronter ses peurs et ses démons pour se débarrasser de sa chrysalide et donner naissance à elle, la Reine Blanche d’Ibiza, libérée et épanouie.

L’histoire, écrite à la troisième personne, est belle et bien menée. J’ai passé un moment de lecture agréable.

Pourtant, je n’ai pas été jusqu’au coup de coeur, malheureusement. N’ayant encore jamais lu de livre de l’auteur, j’étais restée sur des échos, sur des « on dit » et je n’ai pas tout à fait trouvé dans ce livre ce que je pensais y découvrir. L’aspect mystique m’a parfois un peu perdue. J’aurais attendu une romance plus brûlante. Certains personnages m’ont paru un peu trop effleuré. Autant d’éléments qui mettent un petit bémol à cette lecture de blle facture.

Bien évidemment, c’est un ressenti purement personnel. Je ne doute pas que les inconditionnelles d’Irene Cao trouveront leur bonheur dans ce livre plaisant. Pour ma part, je découvrirai sans doute un autre titre de l’auteure pour me faire un avis plus complet.

Mais si vous recherchez un livre bien écrit, rafraîchissant et doucement dépaysant, je suis sûre que vous trouverez votre bonheur à Ibiza.

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