Mariage forcé, un contrat indécent de Caroline Mongas

Titre Mariage forcé Un contrat indécent

Auteur Caroline Mongas

Éditeur Éditions Addictives

Date de sortie 13 novembre 2018

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Je suis toujours admirative des auteurs qui se lancent dans une romance historique. Pour plein de raisons, c’est un style que j’aime lire et que je m’estime incapable d’écrire.

Aussi je me suis plongée avec gourmandise dans le roman de Caroline Mongas qui, elle, propose une romance historiquement ancrée, proche des épopées romanesques classiques.

Ce mariage forcé se déroule à l’époque de Louis XIV, en un temps où les jeunes filles n’étaient absolument pas maîtresses de leur destin et où, la fortune ou la disgrâce de leur famille déterminait leur union bien plus sûrement que des raisons aussi humaines que l’affection ou même l’attirance.

Et la pauvre Diane de Verneuil en fait la cruelle expérience. Jeune fille de petite noblesse provinciale, elle est promise à un de ses pairs, le jeune Charles, union qu’elle imagine sans déplaisir. Et ce n’est pas le trouble qu’elle ressent en dansant lors d’un bal avec l’inquiétant duc noir, Gabriel de Keyrac, qui va la détourner de ce dessein.

La danse non, mais le sort, oui. Soudain orpheline, désargentée, placée sous la « protection » de son frère Louis, un être vil et sans honneur, Diane se retrouve ballottée par les arrangements masculins et mariée à celui que beaucoup de son entourage n’hésitent pas à comparer au diable en personne. Un diable diablement séduisant si vous voulez mon avis, mais bon.

Rien de bon ne semble pouvoir sortir de cette union, et pourtant, …. Pourtant, il vous faudra découvrir la suite en vous laissant prendre par cette histoire très agréable et prenante.

Alors certes, certains ont vu dans ce roman une revisite d’Angélique marquise des anges. Ce n’est pas entièrement faux, car les thèmes et l’époque sont semblables, mais même dans mes yeux de jeune fille, je n’ai jamais envisagé Geoffrey de Peyrac aussi diaboliquement tentateur que le sombre Gabriel.

J’ai adoré son cynisme. Tout le monde attend le pire de lui? C’est dans le pire qu’il est le meilleur, du moins pour la galerie. Car en coulisse, c’est un homme passionné et passionnant, qui a vu le vaste monde, y a tissé des amitiés et des loyautés assez solides pour tout risquer. C’est aussi un homme au destin incertain, qui livre un regard lucide sur les pièges qui entourent sa trop belle épouse.

Une épouse dont on ne sait trop au départ ce qu’il compte faire, mais qui prend au fur et à mesure toute sa consistance.

Car la beauté de Diane n’est pas sa seule qualité. Intrépide, parfois jusqu’à l’imprudence, passionnée, elle montre une force de caractère que l’on n’attend pas de son sexe ni de son âge à l’époque où elle vit. Car elle est prête à tout pour celui qui lui a tant donné, à commencer par l’amour et la passion.

Les péripéties s’enchaînent, dignes d’un film de cape et d’épée et lorsque je suis arrivée au mot « fin », je n’en avais qu’un à la bouche. « Déjà »? Le signe d’une très agréable lecture que je ne peux que vous recommander.

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