La Belle de Findley de Susan Tisdale

Titre La belle de Findley

Auteur  Suzanne Tisdale

Editeur Montlake Romance

Date de sortie 9 octobre 2018

Un titre à retrouver sur Amazon en suivant ce lien La Belle de Findley (The Clan MacDougall t. 2)
Un titre découvert grâce au réseau Net Galley

 

Dès la présentation de ce roman, j’ai su que La Belle de Findley était pour moi.

Une romance, historique, médiévale, écossaise. Avant même d’aller plus loin, je savais qu’il y avait de fortes chances que je passe un très bon moment de lecture. Forte heureusement, cette impression ne s’est pas démentie.

Le cadre? L’Ecosse du XIV° siècle, entre Stirling et Aberdeen, avec des allusions marquées aux Highlands.

Le sujet? Un roman d’aventure où la chevalerie et le sens de l’honneur se mettent au service d’une romance posée classique et très bien menée, où les sentiments prennent le pas sur le charnel.

Findley McKenna est un fier guerrier des Highlands au passé tourmenté et au sens de l’honneur aussi aiguisé que sa claymore. Au service de son clan, il guerroie, fait respecter l’ordre, et veille sur la veuve et l’orphelin. Il a un caractère bien trempé, mais fait preuve aussi d’une grande empathie pour les jeunes garçons sous sa garde ou les malheurs d’autrui. Parfois colérique, souvent borné, sa détermination en fait un homme à la fiabilité totale.

Au service de son laird, sa vie se heurte pour la première fois à Maggy Boyle, la mère de cinq garçons débrouillards et intrépides, qui ont à coeur de devenir de bons guerriers et de soutenir leur mère dans un quotidien qui est loin d’être assuré. Maggy est une femme indépendante, une femme de caractère qui tient à bout de bras son clan, sa survie et l’éducation de ces fils qu’elle veut forts et respectables. Déterminée, elle montre à plusieurs reprises qu’elle est capable d’actes extrêmes pour parvenir à ses fins. Et sous cette carapace nécessaire à la survie, il y a peu de place pour les sentiments. Habituée à être en permanence sur ses gardes, Maggy voit dans les hommes un danger bien plus qu’un soutien. À moins que, …

Suite à une première rencontre haute en couleurs, la farouche Maggy occupe l’esprit de Findley. Il revient la sortir de sa condition misérable, accompagné de son frère et de ses compagnons d’armes, une troupe solide et prête à tout pour la défense de chacun.

L’intrigue dramatique et romanesque de ce livre commence là.

Entre grandes chevauchées et affrontements de caractères, rencontres et secrets qui se dévoilent, Maggy et Findley se défient autant qu’ils se découvrent. Ils luttent constamment, contre leurs ennemis déclarés, contre les dangers que le futur peut représenter mais aussi contre leurs sentiments que la morale et les contraintes sociales réprouvent.

N’oublions pas que nous sommes au Moyen-Âge, en un temps où les femmes ne décident pas de leur destin, pas même de leurs unions.

Les subterfuges pour échapper à des mariages forcés sont alors rocambolesques ou purement dramatiques.

Mais par-delà cette dimension qui apporte une complication supplémentaire, il y a une vision moderne dans ce roman avec ces personnages de femmes fortes, prêtes à tout pour leurs enfants ou leur survie.

Bien sûr, ce roman n’est en aucun cas un documentaire historique sur la condition de la femme en Ecosse au Moyen-Âge, loin s’en faut. C’est un roman qui mêle habilement chevalerie et romance, livre de cape et d’épée et des pages de sourires face aux joutes des deux têtus de service, d’émotions dans la relation des garçons avec leur mère et leurs compagnons de route.

C’est aussi une romance historique qui permet de s’évader vers des landes humides et des châteaux médiévaux, où le sens de l’honneur, du devoir et des sentiments sont le centre du système politique et social. Un dépaysement plus qu’agréable que je vous recommande.

 

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