Sateene de Chrys Galia

Titre Sateene

Auteur Chrys Galia

Editeur Librinova

Date de sortie 4 juin 2018

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Je vais vous faire un aveu. Je n’aime pas beaucoup la danse. Et elle me le rend bien. Sur une piste de danse, je perds tout sens du rythme que je possède globalement quand je chante, j’ai la souplesse d’un verre de lampe et une aisance à faire pâlir n’importe quel arbre.

Et je le confesse même en tant que spectatrice, je ne comprends pas grand-chose à la danse. J’adore Sia, (tiens tiens, ça peut servir), mais je ne regarde pas ses clips, …. bref vous voyez mon niveau d’inappétence.

Parti de là, je n’étais pas forcément la lectrice la plus à même de goûter Sateene. Oui, … mais non. Parce que s’il y a une chose que j’aime beaucoup, et même plus, c’est Chrys GALIA.

J’ai découvert sa plume il y a un an presque jour pour jour, en chroniquant Sous ton masque que, entre nous soit dit, j’adorerais voir en version papier. Je suis sous le charme de l’auteur, je suis fan de la personne.

Autant dire que, partant de ce constat, je n’ai pas hésité longtemps avant d’effleurer cette Sateene.

Bien m’en a pris, pour le moins! Parce que oui, Sateene est l’histoire d’une danseuse. Qu’on y sent l’exigence absolue liée à cette passion, les sacrifices qu’elle requiert, les risques qui y sont inhérents et les dérives que la jalousie et la compétitions peuvent faire naître.

Comme dans beaucoup de sports me direz-vous. Certes. Mais Sateene est VRAIMENT un livre sur la danse. A plusieurs reprises, Chrys Galia nous entraîne au coeur d’une danse, d’un ballet, que l’on y assiste comme spectateurs ou que les deux héros nous la fassent vivre de l’intérieur.

Et là, croyez-le ou non, même sur moi, le charme à opérer. Ca vous donne une idée du niveau d’intensité? D’ailleurs, petit conseil, gardez les écouteurs à portée d’oreille. J’ai dévoré ce livre sans musique pour une fois. Mais sur les conseils de l’auteure, j’ai refait l’expérience de ces scènes avec les musiques dédiées. Puissance mille, on est d’accord.

Sateene est donc un livre sur la danse, je crois que c’est un fait établi maintenant. Mais c’est bien plus que ça.

C’est un livre sur la reconstruction après un traumatisme. Sur les cent-et-une façons de cesser de vivre. On ne parle pas de suicide. On parle de quelque chose d’aussi douloureux: la façon dont on disparaît de la vie. Purement et simplement. De sa vie professionnelle, sociale, familiale.

Certains passent à l’acte. D’autres revivent, encore et encore, les causes de leur supplice. Parce que survivre à son traumatisme et s’interdire de l’oublier, c’est une autre forme de torture. J’en ai été profondément émue.

Notre héros, ancienne gloire de la danse, vit en reclus. Il a renoncé à la danse, dont on sent qu’elle est toute sa passion et sa raison de vivre, et interdit à quiconque de lui apporter réconfort ou convalescence morale.

Autant dire que quand Sateene débarque dans sa vie, la situation va devenir coton. Rien ne coule de source. Et cette joute entre les deux forts tempéraments est délectable à lire. On se rend coup pour coup et certains passages m’ont fait doucement rigoler. Ce serait presque un tango. Tout dans la lutte, et dans une bonne dose de sensualité qui monte crescendo.

Car ce titre décidément très riche, est aussi une romance. Sensuelle, puissante. Elle est une succession de pas de deux et de grands jetés. De portés aériens de beauté et de passion, … mais aussi de quelques chutes où tous les muscles souffrent, plus particulièrement le coeur de nos héros qui se trouve souvent malmené.

Et puis, il y a, dans ce roman, un jumeau à la complicité parfaite, une meilleure amie/rivale/soutien comme on en souhaite toutes, des parents qui oublient parfois de dire le plus simple, parce qu’il y a des évidences qu’on oublie d’énoncer. Et puis, et puis, et puis, il y a la vie. Celle où on trébuche, où on se relève, où on fait des choix, des erreurs. La vie, quoi. Qui se traverse encore mieux quand on la mène comme un ballet, à deux, dans la réussite telle qu’on en oublie les heures d’efforts, de larmes et de sueur.

Avant de conclure cette chronique, je voudrais, une nouvelle fois, remercier Chrys Galia, pour sa confiance, pour son talent, pour tout ce qu’elle est et nous offre.

 

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