Zenlia L’arbre d’or de Marine Stengel

 

Titre Zenlia: l’Arbre d’or

Auteur : Marine Stengel

Editeur : Elixyria

Date de sortie 18 mai 2018

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Si vous aimez la fantasy, les guerres héroïques et les amours partagées entre sentiments purs et raison supérieure, alors Zenlia, la nouvelle publication d’Elixyria, est faite pour vous!

Zenlia, qui donne son titre au roman, est la princesse du peuple des Elfes d’argent. Elle vit en paix avec ses parents et grandit entre son royaume et celui des elfes blancs, où vit Ewen, son ami de toujours -et rappelons nous que quand on parle d’elfes, « toujours », ce ne sont pas cinq minutes, mais des siècles.

Ensemble, ils ont partagé beaucoup : les jeux des enfants, la découverte de la magie, les premières bêtises, la complicité, et surtout les sentiments. Ils se sont synchronisés, ce qui, pour les elfes, correspond à un amour pur, absolu, et unique.

Et tout pourrait aller pour le mieux dans le meilleur des mondes, elfiques ou non. Seulement voilà, ….

Sous la plume de Marine Stengel, les choses se compliquent considérablement. Zenlia est devenue reine après le départ de ses parents pour la Brume, ce royaume éternel, mais coupé des réalités du monde, sauf dans des moments si exceptionnels qu’on se demande s’ils ont réels ou rêvés. Les responsabilités sont donc toutes autres pour l’elfe magicienne, d’autant que les dangers se massent à la porte des royaumes elfiques en la personnification redoutable des elfes noirs, responsables de la disparition des elfes rouges et qui ne guettent qu’une occasion pour anéantir les autres peuples. Et lorsqu’en plus, la magie est bannie du royaume des elfes blancs, …

Je ne dirais rien de plus de l’histoire en soi, vous en savez déjà bien assez; le reste, il faudra le découvrir en vous plongeant dans ce roman comme je l’ai fait. Je ne connaissais pas la plume de Marine Stengel et, outre le résumé, j’ai été accrochée par la très belle couverture du livre. Mais l’habit ne fait pas le moine, la couverture ne fait pas le livre on est d’accord. Ce qui signifie donc que, si j’ai accroché à ce livre, c’est aussi parce qu’il est très bien mené.

Cette histoire a la saveur des grandes épopées de fantasy, malgré une longueur très raisonnable (j’avoue que j’en aurais bien dévoré une centaine de pages en plus). L’écriture de l’auteure est fluide et permet de s’immerger rapidement dans l’histoire, malgré des termes et des codes un peu différents de l’univers « humain ». Là où parfois on se perd dans des complexités, ici, tout est fluide. Mais ce qui permet surtout de se retrouver facilement dans l’histoire, c’est que, si le domaine de la fantasy est bien présent, les thèmes abordés dans l’histoire sont clairement identifiables.

Il y est question d’amour. D’un amour « privé », presque égoïste, mais aussi des décisions qu’on peut être amené à prendre par amour, quand celui-ci se double du sens du devoir. Allons même jusqu’au terme de sacrifice. Parce que par moments, c’est clairement à ça que ressemblent les prises de position des uns et des autres.

On y parle aussi don de soi et des responsabilités que cela implique. On le ressent lorsque l’arbre d’or, symbole des forces vives du royaume, perd une à une ses plus belles feuilles, à chaque âme sacrifiée pour le bien de tous. De belles valeurs qui s’exercent aussi bien pour préserver les êtres chers que des inconnus, sans souci de caste ou de race. Une belle leçon de solidarité désintéressée.

Les personnages sont également attachants. Les « bons » sont parfois obligés d’agir de manière déplaisante, éventuellement même à l’encontre de leur propre conscience, pour le bien de tous. Les « méchants » ne sont pas forcément entièrement détestables. On est loin de la caricature et ce soin contribue aussi à attacher le lecteur à chacun des personnages.

Ma première rencontre avec l’univers de Marine Stengel se révèle donc tout à fait concluante et j’avoue que je vais guetter avec envie et curiosité les tomes suivants, dans la continuité ou sur d’autres personnages, mais que je découvrirai, j’en suis sûre avec le même plaisir.

Avant de conclure, je voudrais remercier de nouveau la maison Elixyria pour la diversité des titres qu’elle propose et que je découvre peu à peu et pour la confiance manifestée à travers ce service presse.

 

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