Le monde oublié de Jimmy Guieu

Titre Le monde oublié

Cycle Jean Kariven volume 5

Auteur Jimmy Guieu

Editeur L’Ivrebook

Date de sortie (en réédition) 10 janvier 2018

A retrouver sur Amazon en cliquant sur ce lien Le Monde Oublié

Ouvrir un livre de Jimmy Guieu, c’est s’attaquer à un monument de la science-fiction de la deuxième moitié du XX° siècle, avec des visions du futur un peu désuètes parfois, troublantes de réalisme dans d’autres cas.

Ainsi en est-il de ce Monde Oublié, publié en 1954 dans sa première édition.

L’équilibre mondial qu’y décrit l’auteur est menacé par des dérèglements climatiques majeurs (tiens, comme c’est étrange!).

Parmi ceux-ci, un danger menace la rotation de la Terre et toute la survie de l’humanité: la surcharge des glaces au pôle sud.

Une solution permettrait de sauver l’humanité: faire exploser des charges nucléaires pour disloquer une partie de la calotte glaciaire et assurer la pérennité de l’humanité. Le problème? Cette manoeuvre provoquerait un tel raz de marée qu’une partie de l’hémisphère sud se retrouverait sous les eaux, ce que la Rhodésie refuse absolument.

La mission de Kariven et de ses hommes au pôle sud consiste à préparer l’opération. Et c’est au cours d’une mission de reconnaissance que l’équipe tombe sur ce que nul ne pourrait imaginer: une civilisation oubliée sous la surface du sol, une sorte d’oasis luxuriante, la Vallée Heureuse.

Dans les premières pages de ce roman, je me suis revenue au temps de mes émois dans la découverte de la nuit des temps de Barjavel, mais je me trompais. Cette vallée heureuse est peuplée d’Atlantes, un peuple à la fois très avancé dans la maîtrise de certaines technologies et de connaissances, mais aussi tiré en arrière par le poids des traditions, des intrigues de palais et par la dégénérescence que provoque leur vie en autarcie.

Car c’est une civilisation cachée où s’opposent ceux qui veulent s’ouvrir au monde et les autres.

Ce roman est à lire comme un roman d’aventures au cadre peu conventionnel -son petit côté « voyage au centre de la Terre, sans doute ». On y apprend beaucoup sur les tempéraments humains, l’ambition ou l’altruisme, l’esprit de résistance ou le renoncement.

Il propose aussi une réflexion des plus modernes sur le sens de l’intérêt général face aux intérêts particuliers, sur la façon de préserver les civilisations, les traditions, mais aussi la planète.

Les personnages n’y sont pas très développés, sans doute parce qu’il s’agit d’une série que j’ai découverte en cours de route, mais on se retrouve très facilement dans ce groupe d’hommes venus d’horizons différents, mais que lient un profond respect et une grande solidarité.

Mis à part le cadre de la vallée heureuse, il n’y a guère d’éléments fantastiques, ce qui rend ce roman encore plus accessible. On n’y est pas perdu dans l’irréaliste, dans les univers délirants et on peut s’y concentrer sur l’essentiel et s’assurer une lecture agréable à découvrir.

 

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