L’Oenips d’Orlon de Jean-Louis Le May

Titre l’Oenips d’Orlon

Auteur Jean-Louis Le May

Editeur l’ivre book

Date de sortie (réédition)  10 janvier 2018

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Résumé

La planète Orlon possède les plus riches gisements de scorbium de la galaxie. L’Œnips, une énorme gemme au centre d’un culte, a été dérobé. Cet acte peut remettre en cause le pacte de paix entre la planète et la Fédération.
La deuxième mission des enquêteurs d’Interco dirigée par Rockenret.
« L’anneau d’Orlon brillait comme un arc de feu tricolore sous les rayons conjugués des deux astres centraux. Une bande de sryges, leurs immenses ailes d’émeraude déployées, leurs minces antennes vibrantes pointées vers le sol de la planète, passèrent silencieusement et s’éloignèrent vers le couchant, l’un suivant l’autre, tels de grands fantômes verts. »

Il y a un moment que je n’avais pas mis les yeux dans la Science Fiction et le résumé de ce roman m’a attirée.

Une enquête policière autour du vol de la pierre rituelle d’une planète marginale de la galaxie, voilà qui a piqué ma curiosité.

Nous voici donc sur Orlon, une planète de la Fédération laquelle elle est intégrée non sans réserves. Or un événement majeur vient compromettre cette alliance précaire. Le vol de l’Oenips, une gemme rituelle, précédé du meurtre d’un de ses gardiens.

Or la pierre doit être présentée aux fête rituelles du solstice et si elle ne l’est pas, Orlon menace de quitter l’alliance. Autant dire que l’enquête est d’importance. Intercop la confie à un quatuor d’enquêteurs, composé de deux premiers, Rockenret et Gardavid et leurs bis respectifs, Elève Treize et Sunami Trois.

Cette équipe se connaît, fonctionne en bonne intelligence, malgré les espèces et les spécificités de chacun et s’enfoncent dans une enquête plus complexe qu’il n’y paraît.

Ce roman, paru pour la première fois dans les années 60, m’a un peu déstabilisée. J’ai eu du mal à y entrer alors que, une fois franchis l’obstacle qui m’a le plus gênée, je l’ai achevé rapidement et avec un certain plaisir.

Il est la deuxième enquête des équipes d’Interco, mais honnêtement, cet aspect n’est pas gênant. Il peut se lire indépendamment sans problème.

Le problème que j’ai rencontré réside dans le background. L’auteur a fait le choix, méritant sans doute, de recréer totalement un univers avec ses planètes, ses appareils, ses codes, ses espèces. Et dans le début de la lecture, cette profusion de termes rend la progression peu aisée.

Ce n’est peut-être qu’un détail, mais il m’a considérablement ralentie. J’aime comprendre ce que je lis. Aussi, je suis repartie en arrière, j’ai relu plusieurs fois les mêmes passages. Bref, ma lecture a été laborieuse. C’est une difficulté que je n’ai pas l’habitude de rencontrer, mais qui m’a posé un réel souci.

Le délai pour entrer « dans le vif du sujet » a contribué à ce démarrage complexe. La scène qui introduit les personnages principaux m’a un peu perdue parce que j’ai eu du mal à « faire connaissance ».

Pourtant, je suis heureuse de l’avoir surmonté, car une fois passé cet écueil, l’enquête et ses ramifications sont agréables à lire, les relations entre les personnages également.

Si le binôme Gerd/Sun a été un peu moins exploité, c’est parce que c’est sur Rockenret et Elvène que repose l’intrigue. Sur leur complémentarité et leur lien complexe aussi. Ils forment un binôme très efficace, mais en dehors du travail, il est difficile de savoir leur degré de sympathie réciproque.

A moins que, … en effet, les développements et les rebondissements de l’enquête pourraient bien marquer des changements et des prises de conscience.

L’enquête en elle-même ouvre probablement vers une aventure supplémentaire. L’occasion, peut-être, d’en retrouver les quatre protagonistes. En effet, si cette affaire est résolue avec clairvoyance et efficacité, toutes ses ramifications n’ont pas été exploitées.

L’occasion sans doute d’une autre plongée dans l’univers d’Interco.

 

 

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