Lover’dose de Lilie Desseaux (SP)

Titre Lover’dose

Auteur Lilie Desseaux

Editeur Something Else Editions

Date de sortie 7 novembre 2017

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Ecrire une romance ayant pour héroïne une fille à tempérament, une peste, disons-le même une chieuse, un pari?

Relevé brillamment par Lilie Desseaux dans son nouveau roman.

Elle, c’est Callista, jeune héritière d’une grande famille basée dans le Sud Ouest. Face aux drames de sa vie, elle a opté pour la fuite. Fuite radicale, en Australie, loin de sa famille, du domaine familial, loin aussi du deuil et des traumatismes.

Calie est une petite chose (moins d’un mètre soixante), qui compense avec des talons qui m’ont fait baver de jalousie et un caractère bien trempé.

Elle ne veut pas aimer, pas s’attacher, multiplie les aventures éphémères et a même repoussé loin d’elle sa mère et sa soeur.

Aussi, lorsque la première arrive à la convaincre de revenir, c’est une Calie plutôt revêche qui retrouve le domaine familial. Pourtant, tout n’y est pas négatif. Certes son chat semble lui vouer une haine particulière, certes son neveu est plus un objet régurgitant non identifié qu’un être aimable, certes, sa mère héberge un homme aussi mystérieux que séduisant, certes ce domaine est marqué par les souvenirs et pas que des bons.

Mais retrouver ses bases, c’est aussi retrouver sa mère, sa soeur et leur relation parfois bancale mais toujours marquée d’une affection énorme. Et c’est surtout retrouver Franck, ce meilleur ami, ce presque frère, celui qui ne compense pas l’absence, mais s’y emploie.

Et c’est aussi l’occasion de reprendre le cours de sa vie, de mener à bien les projets qu’elle avait élaborés … avant. De faire de nouvelles rencontres, bref d’avancer.

Et l’enjeu principal de ce roman est peut-être là, la façon dont chacun fait face aux drames intimes et dont il tente de se reconstruire, malgré ses failles. Est-ce en traversant le monde pour fuir ou, au contraire, pour se retrouver? En vivant comme si le passé n’existait pas? Est-ce en construisant une vie quasi-normale? Ou en vivant au contraire comme s’il n’y avait pas d’avenir?

Chacun sa route, chacun son chemin comme chantait l’autre. Et Lilie Desseaux explore ainsi toutes les voies de la reconstruction.

Mais revenons à notre jolie casse-chose.

Au premier abord, Calista est donc une princesse gâtée, une peste qui ne recherche que le plaisir et l’étourdissement sans se soucier des conséquences ni des sentiments des autres.

Mais l’une des forces de ce roman, c’est qu’au fur et à mesure, Calie change, évolue. Elle ouvre la porte aux sentiments, à une nouvelle vulnérabilité. Mais sans pour autant virer guimauve et princesse, ou alors un peu trash la princesse! Chaque pan de son passé qui s’écarte lui permet aussi de s’ouvrir aux autres, d’accepter que parfois, il y a des risques qu’on doit prendre pour courir celui, ultime, d’être heureux malgré tout.

Et dans cet aspect de l’histoire, j’ai retrouvé un peu de ce qui m’avait tellement touchée dans le précédent livre de Lilie.

Ce roman est intense, parce que les moments d’adrénaline sont nombreux, que ce soit entre les héros, par leur loisirs et leurs initiations, par le métier de Max et par les rapprochements, intenses et torrides. Même les affrontements sont chargés d’une énergie communicative! Et ne parlons pas des réconciliations, …

Au final, ce roman m’a, une nouvelle fois, embarquée de la première à la dernière page et j’ai vibré d’émotions intenses qui couvrent une large palette, de l’amusement à la tristesse, de la révolte à une chaleur intense.

Il a confirmé surtout que Lilie Desseaux a un immense talent pour dépeindre les sentiments et créer des histoires auxquelles on s’attache et que c’est un talent à suivre! Je n’y manquerai pas, bien sûr.

Avant de finir cette chronique, je voudrais remercier Something Else Editions pour la confiance de ce service presse.

 

 

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