Forever you 12/12 de Rose M Becker

Titre Forever you

Tome 12/12

Auteur Rose M Bercker

Editeur Editions Addictives

Date de sortie 15 Décembre 2017

Ce qu’il y a de terrible avec les séries, ce n’est pas tant le suspens entre les différents volets, mais c’est ce petit pincement au coeur quand arrive le dernier tome. Imaginez un peu! Six mois et demi se sont écoulés entre le jour où j’ai fait connaissance de Grace et Noam et cette nuit où je vais leur dire au revoir. Ca peut paraître long. Mais six mois pour nous offrir douze volets aux qualités sans cesse renouvelées, aux thèmes de réflexion multiples, aux sentiments délicatement dépeints, comme la force du tout premier amour, ce n’est pas tant que ça.

Enfin, je dis ça maintenant que je l’ai fini, que j’ai eu toutes mes réponses, et que je suis prête (enfin je crois), à laisser Grace vivre sa vie.

Parce que l’une des forces de Rose M Becker, c’est de réussir des switchs entre les tomes de toute beauté. De celles qui vous laissent sur une série de remarques bien senties et de vilains coups au coeur.

Et dans cette optique, la fin du tome 11 était un modèle du genre. J’avoue que j’avais pensé plusieurs fois à une telle hypothèse, mais sans y croire vraiment. Mais comme je le disais dans la chronique du tome 11, j’ai fini la lecture stoppée dans mon élan vers les petits coeurs et les angelots par le contact violent d’un mur de béton.

Cet ultime tome va donc être celui de l’ultime révélation. Grace allait-elle trouver des réponses aux questions qui se bousculaient dans sa tête? Saurait-on enfin qui est le Corbeau? Qu’allait-il advenir de toute la petite troupe à la fin de cette année particulièrement agitée?

Toutes les réponses se trouvent dans ce tome, et même plus que ce que l’on attendait.

Certaines scènes sont particulièrement poignantes, tant ce dénouement prend une fore dramatique.

Loin de moi l’idée de vous dévoiler la fin de cette histoire, mais j’ai été, une fois de plus, touchée par la finesse de Rose Becker dans sa façon d’envisager ses personnages. Tout n’est pas tout blanc ou tout noir. On peut être amené à poser un oeil plus compatissant sur les personnages les plus détestables, ou un regard plus sévère sur les « insoupçonnables ».

Et ce parti pris donne une tonalité particulière à cet ultime opus. En effet, quelle que soit la conclusion de l’histoire, tous les protagonistes en ont été marqués et  rien ne sera plus exactement pareil. Parce que le diplôme, c’est la fin de l’enfance, et que chacun va construire son avenir. Un avenir qui n’est peut-être pas exactement celui qu’ils avaient imaginé. Mais qui montre que sous la plume de leur auteur, chacun est réellement sorti du monde de l’insouciance pour tirer les conséquences de ses actes et avancer.

Avant de quitter Grace, Noam et tous les leurs, je voudrais redire aussi l’admiration que m’inspire cette série, par sa longueur, mais aussi par la délicatesse avec laquelle Rose a traité de cet âge charnière, entre la force des premiers sentiments et le poids du regard, réel ou virtuel des autres.

C’est une grande réussite, et j’attends avec impatience de découvrir le nouveau projet dans lequel Rose va nous embarquer. J’en serai, forcément!

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