Jeux imprudents, 2/6 d’Emma Green, risque de spoils

Titre Jeux imprudents

Volume 2/6

Auteur Emma Green

Editeur Editions Addictives

Date de sortie 9 décembre 2017

Déjà disponible sur Amazon Jeux imprudents - Vol. 2

Ce deuxième volet des jeux imprudents nous plonge dans une atmosphère étrange.

D’un côté, elle est un peu plus confortable parce qu’on retrouve des lieux, et des personnages, que l’on connaît : Betty Sue, Liv, Tristan (un peu), Serena. A ce titre, comme dans le premier volet, je me suis sentie presque dans une zone de confort: j’en connais les lieux, même l’agence immobilière est là!

Mais en même temps, cette impression n’est qu’illusion. Parce que si Betty Sue semble immuable et immortelle, Liv n’est plus une ado de 18 ans, ni même une jeune femme de la petite vingtaine. Quoi que toujours pétillante, toujours dans le défi avec son beau ténébreux, toujours aussi peu autoritaire avec son psychopathe de chat, « lacéreur d’orteils », c’est aussi une mère et une femme dont le rôle est plus dans l’écoute et la bienveillance envers cet oiseau écorché qu’est June.

Et si l’on retrouve toutes les qualités qu’elle avait déjà dans les autres jeux, c’est plus comme un ange gardien qu’elle apparaît, ce qui m’a rappelé que tous, nous grandissons et mûrissons et que, décidément, même si leur présence est un plaisir rassurant, ce ne sont pas les amours de Liv et Tristan qui nous préoccupent, mais le « je t’aime moi non plus » de Harry et June.

Entre ces deux-là, l’attraction est intense, évidente. Pourtant, et quoi que ce soit le but de June en entreprenant ce voyage, il est difficile d’y céder. Pour Harry surtout, partagé entre le passé qu’il essaye de fuir sans y parvenir vraiment et ce présent où sa devise de vivre libre apparaît plus comme une fuite en avant pour ensevelir les traumatismes.

Dans ce volet, on en apprend plus, en filigrane, sur la façon dont il s’est reconstruit depuis son retour à Key West. Ce sont des moments tout en pudeur, mais où l’on sent le rôle majeur du frère, l’absence cuisante du père, la toujours complexe relation avec Sienna qui reproduit en Archie une sorte de clone de Harry. M’est avis qu’il faudrait qu’elle consulte, la brave M’dame Sienna!

Mais cette deuxième partie est aussi celle de June. Et là, Emma Green peint un personnage haut en couleur, qui a la survie dans les gênes et la fuite chevillée au corps. Pourtant, elle ne demande, on le sent par moment, qu’à baisser la garde, et se laisser aller à faire confiance, à Abby, à Liv Et elle avance, à son rythme. Vers Harry, mais aussi en suivant la liste que son éducatrice lui a dressée, mélange d’idées loufoques (donnant lieu à de belles pages de sourire) et d’autres plus fondamentales.

Une nouvelle fois, c’est donc un entrelacs d’émotions complexes et puissantes qui se placent dans ce tome.

Et ce n’est pas vous qui me direz le contraire, dès que vous aurez lu la dernière page de ce deuxième volet…

Un tournant inattendu, pour rendre encore plus nécessaire de découvrir la suite des aventures de June et Harry … disponible le 30 décembre, pour patienter en attendant la nouvelle année. Un tome aux teintes vertes, … comme l’espoir?

Déjà en précommande sur Amazon
Jeux imprudents - Vol. 3

 

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