Jeux imprudents, 1/6 d’Emma Green, risque de spoils

Titre Jeux imprudents

Volume 1/6

Auteur Emma Green

Editeur Editions Addictives

Date de sortie 18 Novembre 2017

Disponible sur Amazon par ici ->Jeux imprudents - Vol. 1

Parmi tous les livres d’Emma Green, la série des Jeux, Interdits puis Insolents, a une place à part.

Et pas seulement parce que Tristan faisait partie de ma shortlist au moment de choisir le prénom de Petit Homme.

Non, il y avait dans ces deux séries un petit quelque chose en plus. L’histoire, sans aucun doute, intense et parfois désespérée entre le sublime et sombre Tristan et la pétillante Liv, la présence de Betty-Sue, une grand-mère qui par certains aspects me rappelle la mienne et me renvoie à une douce nostalgie, l’intensité dramatique de l’histoire, avec la recherche effrénée du disparu, ….

Bref.

A la fin de jeux insolents, j’avais, avec un petit pincement au coeur tout de même, laissé Liv et Tristan à leur bonheur, Harry à son retour à une vie « normale » si tant est que ce soit possible avec une mère pareille!

Mais quand, à peine remise des tourments de Calliopée Lazzari, on m’a annoncé un retour dans les Keys, pour prendre des nouvelles du cadet de la tribu Quinn, mon sang n’a fait qu’un tour!

D’autant que, comme pour répondre à mon attente, ces jeux imprudents s’ouvrent sur un clin d’oeil à l’hétéroclite tribu Sawyer-Quinn. Et là, mon coeur a pris un petit coup de chaud, le même que lorsqu’on retrouve des amis chers pour une petite parenthèse et qu’on s’assure, d’un coup d’oeil, que tout va bien.

Un coup d’oeil, car l’histoire est celle d’Harry. Harry, de retour de sa disparition, qui reconstruit sa vie en laissant derrière lui tout ce qui lui rappelle sa période Zachary, …

Tout? Même la seule amie qu’il a eue là-bas? La jeune June, l’écorchée vive, celle qui cache des blessures qu’on pressent terribles et qui vient rechercher son amour d’enfance pour reprendre sa vie là où leurs promesses les ont laissés.

On pourrait sourire de ce principe de base. Mais il a quelque chose de très émouvant au contraire.

D’abord parce qu’on a tort de négliger la force du PREMIER amour, celui qui a éveillé nos petits coeurs à 4, 5 ou 7 ans et demi. Il garde toujours une place chérie, celle de l’innocence.

Ensuite, parce que dans le passé de June, les instants de bonheur et d’espoir ne semblent pas avoir été si nombreux et que, pour cette raison, Harry est un peu une planche de survie, un regard sur ce que pourrait être sa vie, si, ….

Emma Green distille pour le moment quelques indices sur le passé de June, on le devine particulièrement sombre. il a fait d’elle la jeune femme écorchée et à fleur de peau qu’elle est devenue, incapable de se lier, de se poser, de faire des projets, malgré les conseils de son éducatrice.

Et dans ce tome, déjà, June, que j’ai parfois envie de prendre dans mes bras pour la chouchouter -ce qu’elle détesterait probablement- a trouvé un petit travail, qui ne m’a pas tant étonnée, mais m’a rassurée, un cursus, au départ pour de mauvaises raisons, mais sait-on jamais.

Elle a même réussi à former autour d’elle un petit groupe d’amis, un peu décalés, mais tellement attachants qu’ils ont toute leur place dans l’univers greenesque.

Et puis, il y a …. lui. Harry. Que j’ai encore du mal, par moment, à regarder autrement que comme le « petit Harry ay doudou alligator », mais qui, je le sens, a déjà un beau potentiel. Hanté par son passé, déterminé pour son avenir, il souffle le chaud et froid avec un mélange de « je vais la bouffer/je vais l’embrasser » qui n’est pas sans rappeler son aîné.

Un garçon qui s’efforce de vivre libre, comme s’il devait être à la hauteur de ce qu’on a fait pour lui.  Dans ce parcours, aura-t-il une place pour June?

La réponse -en partie- dans le prochain volet, que j’attends avec impatience vu tous les jalons déjà posés.

 

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