Lauburu, tome 1, la croix du destin de Rose J Kalaka

Titre Lauburu, tome 1 la croix du destin

Auteur Rose J Kalaka

Editeur Something Else Editions

Date de sortie 7 septembre 2017

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L’une des caractéristiques d’un bon livre, c’est qu’il est difficile à classer. Selon ce critère, Lauburu est un TRES bon livre: c’est à la fois un livre fantastique, faisant intervenir des sorciers, des légendes ancestrales, des filles de la lune et des lutins. C’est aussi une sorte de romance, car elle entre dans l’affection très forte, quoi que cachée de deux couples majeurs de l’histoire, mais aussi dans d’autres relations affirmées ou naissantes entre les jeunes héros du livre. En ce sens, elle serait presque une Young Adult car, à part quelques exceptions, tous les protagonistes de cette aventure sont jeunes, même pas encore majeurs, et pourtant soumis à un destin extraordinaire et à des responsabilités qui peuvent sembler démesurées vu leur jeune âge.

Une romance-fantastique-new adult, dirons-nous donc.

Mais ce serait encore réducteur, car Lauduru est plus que ça. Nettement plus.

Pour mieux le comprendre, reprenons du commencement ou presque:

Elaia est une jeune fille de 16 ans à la recherche de ses origines. Adoptée par une famille aimante et attentive, elle a grandi en Angleterre et vient au pays Basque pour trouver ses racines, découvrir la trace de son ascendance.

Elle va de fait rencontrer bien plus que ça.

Au-delà d’une région magnifique, entre terre, mer et montagne, la jeune Elaia se retrouve plongée en pleines légendes ancestrales, guidée en cela par Ana, la personne chez qui elle a posé ses bagages et ses neveux, particulièrement Joan et Iban. Et ce qu’ils lui révèlent va au-delà de son imagination!

Loin d’être une adolescente « normale », elle est l’objet d’une prophétie sur laquelle repose le bonheur et la survie de l’humanité. Rien que ça ! Plus d’une aurait fui, serait rentrée au pays par le premier avion en abandonnant ces gens à leur lubie. Mais pas notre adolescente qui assume plutôt bien son nouveau statut et tous les bouleversements qu’il génère. Elle prend le problème à bras le corps, bien décidée à en apprendre le plus possible sur elle et ses origines, aidée en cela par des rencontres oniriques aussi touchantes qu’instructives

Même mieux, elle trouve une place et une assurance qui lui faisaient défaut dans sa vie « normale ».

Parce que, en découvrant son destin, Elaia découvre aussi un clan, de sang ou de coeur, uni par la magie, par l’affection, par la défense du groupe et la protection des humains. Et pour la première fois, la jeune fille se sent non seulement utile, mais aussi en phase avec les autres, au point d’oublier parfois que ce séjour basque est une parenthèse et qu’elle est sensée reprendre le chemin de l’Angleterre, lorsqu’elle aura trouvé les réponses à ses questions.

Mais ses réponses lui donneront-elles envie de quitter cette vie qu’elle découvre? Rien n’est moins sûr!

Car il n’y a pas que ses pouvoirs ou la découverte de son protecteur, qui bouleversent sa vie! Il y a aussi Lui, l’autre élu, celui auquel le destin l’unit. Mais pas seulement.

A ses côtés, Elaia grandit, apprend à faire face à ses doutes, même aux menaces les plus sérieuses.

Par delà l’histoire, bien menée, alternant équitablement les phases de réflexion, la découverte des pouvoirs d’Elaia, le développement de ses sentiments amoureux et les moments en groupes, ce roman a plusieurs points de force.

Tout d’abord l’usage réussi des légendes et de la culture basque et plus largement du pays basque comme décor. Ce n’est pas un terrain classique pour une aventure, et pourtant; le cadre, la simplicité de la vie, son architecture, ses habitants, tout se prête à un petit supplément d’âme qui donne envie de découvrir cette région superbe.

Mais il y a aussi les personnages, jeunes pour la plupart, mais aux caractères bien marqués, animés de belles valeurs: la responsabilité, la solidarité, le don de soi. Jeunes de par leur âge, mais matures, organisés, responsables. Ils forment surtout une équipe, un clan soudé, conscient des défis qu’ils doivent révéler, mais capables de finir la soirée par un rami ou par des chants et des danses traditionnelles. Le poids qui pèse sur leurs épaules ne les empêche pas d’être des adolescents, passionnés, moqueurs, colériques ou grognons, parfois immatures ou franchement comiques, mais toujours prêts à tout pour le groupe et pour atteindre leur but, empêcher le mystérieux événement que portera la lune rousse.

Ce premier volume se finit sur un faux rythme: les dangers semblent repoussés, mais est-ce le cas? Les mystères sont ils vraiment moins épais qu’u commencement? Autant de questions qui rendent ce final aussi attractif que doucement frustrant. Juste ce qu’il faut pour donner une folle envie de découvrir la suite des aventures d’Elaia, Joan, Iban, Zita et les autres.

Avant de finir cette chronique, je voudrais remercier SEE pour la confiance de ce service presse et assurer Rose J Kalaka que je garde un oeil attentif sur la suite de ses travaux.

 

 

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