Ames indociles 3/6 d’Emma Green

Titre Âmes indociles 3/6

Auteur Emma Green

Editeur Editions Addictives

Date de sortie 19 Août 2017

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Attention, risque de spoils

 

L’arrivée d’un nouvel opus d’Emme Green est généralement synonyme de petite nuit chez moi. Et vu la façon dont le tome 2 avait laissé Callie broyée, anéantie, bref en miettes, mon impatience n’a pas pu résister longtemps avant de dévorer cette petite centaine de pages, toujours trop courtes à mon goût.

Et autant le dire tout de suite, j’ai dévoré ce tome-là en traversant une gamme d’émotions variées mais intenses. La mère poule en moi a eu, à plusieurs reprises, envie de réveiller Tic et Tac pour juste les serrer dans mes bras et leur dire à quel point je les aime, la Femme en moi s’est demandée si elle n’avait pas besoin de (ré)apprendre à nager avec l’Homme, la copine et la soeur en moi s’est rappelée à quel point c’est bon de pouvoir compter sur sa tribu de sang et de coeur.

Bref, une nouvelle fois, c’est au fond d’émotions différentes que ce livre a été me chercher.

J’ai aimé découvrir la Callie combattante qui, pour une fois, décide de ne pas subir, mais de se confronter à ses responsabilités, au passé qui la torture, au présent qui l’effraie et à l’avenir qu’elle espère.

La façon dont elle apprivoise Willow, entre brin de folie et des moments fulgurants d’honnêteté, m’a vraiment touchée, d’autant qu’on ne sent pas les Lazzari particulièrement équipés pour exprimer leurs sentiments malgré la très jolie rencontre entre Callie et sa mère. Et ce lien tout en pudeur, cette tendresse folle qu’elle réprime pour ne rien imposer mais prendre ce que sa fille veut bien lui donner, ma rendu Callie encore plus sympathique.

Car Callie, malgré les secrets qu’elle garde encore, se dévoile dans ce tome, sans fard, avec une honnêteté qui serre le coeur parfois.

Mais ce tome est aussi marqué par les « seconds rôles ». On passe sur les « blondes » de la vie de Lennon (mais comme on est bonnes copines, on aiderait bien Callie à les faire disparaître, … de l’histoire bien sûr!). J’ai beaucoup aimé les incursions de Dante et Solveig qu’on sent toujours présents, sinon physiquement, du moins de coeur. Le lien gardé avec coeurs insoumis est une très bonne idée, d’autant que les aventures de Tutu et Phoenix restent dans mon top 5 de mes Emma Green préférés. Et même si Gus s’efface peu à peu, on sent à quel point il est un contrepoids à sa folle et la complémentarité qui les unit, quoi qu’on sente la distance qui s’immisce entre eux, physique, mais aussi dans leur mode de vie. Quand Callie la New Yorkaise décide de rentrer à Chatham, on sent qu’elle tourne une page et que la place que Gus aura dans sa nouvelle vie ne sera peut-être plus la même. Car si les parents de son ami veulent le pousser à entrer dans la norme -et qu’il n’a pas le luxe de pouvoir cultiver son originalité-, dans la vie de Callie, il y a Willow, … et Lennon.

L’attraction entre les deux héros est aussi forte que combattue de part et d’autre. Ils ont fait le choix d’être SOIT des parents, SOIT des amants. Pas facile vu l’attraction magnétique qui les lie, physiquement bien sûr, mais aussi dans leur lien avec Willow et dans la complémentarité qu’ils se découvrent.

Mais parce que le sens de la chute est toujours aussi fort chez les Emma Green, c’est sur un drame que se referme ce troisième tome, une complication qu’on voyait poindre sans y croire vraiment.

Et comme à chaque fois que je referme l’un de ces livres, je n’ai qu’une idée en tête, guetter le 9 septembre, à minuit et quelques minutes, pour voir comment Callie, Lennon, Willow et les autres vont surmonter ce nouvel obstacle au bonheur.

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