Mots d’auteur n°1 Karine Vitelli

Profitant de la séance de dédicaces organisée à Cultura Aubagne le 1° juillet 2017, j’ai convié Karine Vitelli à ma première session « Mots d’auteur ». Malgré les péripéties d’une journée de signatures, c’est avec un grand sourire et beaucoup de gentillesse qu’elle a accepté de répondre à mes questions, même les moins évidentes. Encore un grand merci !

 

MeliMelodeGwen : Pourrais-tu nous dire en quelques mots qui tu es (première question peu évidente, à laquelle Karine a répondu en fin de discussion).

Karine Vitelli : Je suis une personne sociable, spontanée, à l’écoute.

Je confirme et j’ajoute aussi d’une grande gentillesse et d’une belle maîtrise de soi alors que quelques désagréments rendaient cette journée moins évidente que prévue.

 

MMG :Depuis combien de temps écris-tu et à quel rythme?

KV : j’écris depuis 4 ans, sans rythme imposé, en privilégiant ma vie de famille le weekend. J’écris plutôt lors de la pause du midi, environ 1 heure 30 par jour. Je me concentre sur une histoire à la fois.

 

MMG : quels auteurs ou quels livres t’ont marquée ?

KV : Il y en a beaucoup, mais si je devais retenir les essentiels, ce serait Sophie Jomain qui m’a donné envie d’écrire et Colleen Hoover à cause de la force de ses histoires.

 

MMG : Peux-tu nous raconter ton parcours d’auteur.

KV : Mes pas de velours a été ma première histoire avant d’être rééditée par Something Else Editions. La série Eirenn est quant à elle publiée chez Sudarènes et Numeriklivres. Aujourd’hui, je travaille avec ces deux maisons d’éditions.

 

MMG : Tu as écrit deux histoires totalement différentes, une fantasy et une romance. Quel genre préfères-tu ?

KV : En fait, ces deux histoires ne diffèrent pas tant que ça : dans les deux cas, il s’agit d’une romance, qu’elle soit fantasy ou plus ancrée dans le réel. C’est le fil rouge de mes histoires.

MMG : J’ai dévoré le premier tome d’Eirenn. D’où t’est venue cette idée ?

KV : le titre est le prénom de mon héroïne, un prénom celtique qui signifie « paix » (souvent trouvé sous la forme Eireen ndlr). L’histoire a été inspirée par de nombreux ouvrages de fantasy, comme les Ailes d’Emeraude d’Alexiane de Lys ou Rébecca Kean de Cassandra O’Donnel, ainsi que Divergente, pas pour la dystopie car je voulais rester proche d’une réalité, mais le développement de qualités, de dons.

 

MMG : Eirenn a une forte personnalité. Elle te ressemble ?

KV : Par certains côtés sans doute, par d’autres, elle est peut-être ce qu’on voudrait toutes être, une fille qui ne se laisse pas marcher sur les pieds, qui sait s’affirmer et défendre ce en quoi elle croit.

 

MMG : Et si on parlait des garçons d’Eirenn : Connor, Leander, Romuald, trois specimens différents. Une préférence ?

KV : En fait, ils représentent chacun un type d’hommes différents, le grand frère, bon copain pour Connor, l’homme mystérieux, froid au premier abord, mais très protecteur pour Leander et le dragueur jovial pour Romuald, mais peut-être trop justement pour qu’on puisse lui faire totalement confiance.

 

MMG :Je n’ai pas encore lu Mes pas de velours. Que pourrais-tu m’en dire pour me donner envie de m’y pencher ?

KV : c’est une romance plus ancrée dans le réel, sur le milieu de la danse, mais pas seulement. C’est aussi une réflexion sur ce que l’on est prêt à faire pour atteindre ses buts, sur la reconstruction de soi. Bref, c’est une histoire complexe, qui fait intervenir aussi la mafia et force l’héroïne à mesurer si elle est prête à tout pour réaliser ses rêves.

 

MMG : Une dernière question, quels sont tes projets d’écriture ?

KV : Il y en a deux : une romance contemporaine qui devrait sortir en septembre et qui traitera de la difficulté d’accepter le regard des autres lorsque l’on est marqué par des différences visibles.

Et puis, une autre romance contemporaine est en cours d’écriture, qui s’intéresse au regard que l’on porte sur les sans-abris, sur ces personnes presque invisibles, un sujet sur lequel je me suis renseigné, pour lequel j’ai discuté avec des personnes concernées.

 

Sur ces perspectives qui ne manquent pas de m’interpeller, Karine et moi avons conclu cette discussion passionnante, et je sais déjà que je vais guetter ses prochains textes, sensibles et au fort pouvoir d’attraction.

Encore une fois, je remercie sincèrement Karine de sa gentillesse, du temps qu’elle m’a consacré, et j’espère que ces « mots d’auteur » ont retranscrit fidèlement son travail et ses pensées.

 

 

 

 

 

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