Wild love-bad boy & secret girl par Chloe Wilkox tomes 1 à 4 (mise à jour)

couverture tome 1 wild love de Chloe Wilkox avec l'autorisation des Editions Addictives

 

J’ai découvert Chloé Wilkox dans Prête à tout?  et dans Ordonne-moi. Les deux séries traitaient des médias, la téléréalité dans l’un, la surmédiatisation des auteurs à succès dans l’autre. C’est cette fois-ci vers les acteurs que Chloé place sa série, mais pas seulement. Bien sûr, difficile de faire abstraction des paillettes et des médias, des paparazzis et de l’image lorsque le héros est Casey Lewitt, un acteur qui est sous le feu de la rampe depuis l’enfance, d’abord par le biais d’une série à succès, puis en signant le rôle principal d’un film à succès sur les vampires pour lequel il a délaissé sa carrière de musicien naissante et accessoirement celle de son meilleur ami.

Mais ce beau gosse est aussi un jeune homme fragile, cabossé par son passé, persuadé qu’il ne peut être bénéfique pour personne et qui multiplie les frasques.

La dernière en date lui a valu un peu de prison et des travaux d’intérêt général et ses producteurs n’ont rien trouvé de mieux à faire que de l’envoyer en mission de préservation du milieu naturel à Hawaï, dans un cadre paradisiaque, loin des tentations, loin de l’alcool, loin de la pression.

Hawaï et la mission, c’est précisément là que se trouve Alana Benson, une jeune fille au sacré caractère, aussi impétueux que ses blessures sont profondes. Artiste plus que talentueuse, c’est dans sa relation aux autres que se trouve sa souffrance. Maltraitée mentalement par son demi-frère, harcelée dans son lycée, elle pensait trouver le bonheur dans la très prestigieuse école d’art St Martins à Londres, mais la pression et l’ambiance étaient si pesantes qu’elles lui ont coupé toute envie de créer.

Aussi lorsqu’Evie lui a parlé de cette mission de Green Growth de réimplantation de corail pour sauver l’écosystème hawaïen, Alana y a vu l’occasion de fuir ce présent décevant, de se sentir utile et même pourquoi pas de se lier à d’autres que sa meilleure amie Joe.

Ni une, ni deux, Alana a foncé en mentant un peu à tout le monde, Evie et Angus son patron qui croient sa famille d’accord avec son engagement, sa mère qui la croit paisiblement en Angleterre, avec même un petit ami à la clef, son école qui la pense en train de soigner une pauvre grande-tante.

Autant dire que l’arrivée dans sa vie d’un beau gosse aimant à objectifs et à demoiselles hystériques ne déchaîne pas particulièrement son enthousiasme.

La première rencontre entre Blanche-neige et Tombeur est explosive, comme on pouvait s’y attendre. Ils s’affrontent autant qu’ils s’attirent, avec force, passion et violence, pétris de leurs préjugés et de leurs craintes.

Mais rien ne fait poids face au destin qui prend à malin plaisir à les placer ensemble, à les rapprocher, à les confronter.

Dans son écriture toujours aussi plaisante, où les joutes entre les personnages ne laissent guère de temps mort, on se laisse prendre, à travers les points de vue de Casey et d’Alana, dans leur histoire naissante, fragilisée par les mensonges et les craintes réciproques, rendue plus intense par la perspective inéluctable qu’il y a une date de péremption programmée, qui confère à leur idylle un sentiment d’urgence et de désespoir encore plus intenses.

J’aime aussi dans cette série la mise en lumière, de nouveau, des dérives du star system qui fausse le jugement du public, comme les filles prêtes à tout pour se jeter dans le lit de Casey sans vraiment chercher à le connaître, mais aussi la perception des « idoles » qu’il génère et qu’il broie plus souvent qu’il ne les rend heureux. A voir, dans les différents flashbacks, le bonheur simple de Casey le guitariste face au désenchantement de la star, on se doute bien de l’avis de l’auteur.

Mais il y a aussi la situation d’Alana, le harcèlement scolaire et les désastres qu’il génère. Ce thème, peut-être comme mère d’une jeune adolescente, me parle et je suis sensible au fait que de plus en plus, il soit frontalement abordé.

Cette série est avant tout une romance, et là aussi, Chloé Wilcox entraîne ses héros, et nous par la même occasion, dans des moments intenses. Qui n’a pas rêvé d’une nuit d’orage dans les îles Hawaï? Je pensais ne pas en être, mais je pourrais presque me laisser aller à changer d’avis !

Ce troisième tome se finit sur un coup de théâtre inattendu mais pas si imprévisible, de ceux qui laissent le lecteur dans l’impatience de la suite.

Vivement la suite donc!

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Mise à jour tome 4

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Ce 4° volet de Wild Love est celui des doutes, mais aussi des choix et des approfondissements.

La rencontre qu’Alana a faite à New York chamboule son équilibre, ses certitudes, et réactive ses vieux réflexes.

Pour Casey, se voir ainsi rejeté, mis à l’écart, ranime les vieux démons qui le dévorent de l’intérieur depuis si longtemps.

Tout est donc réuni pour une catastrophe, …. Tout? Pas tant que ça car, sans être nommés, les sentiments qui grignotent ces deux allergiques de l’engagement les mènent à la croisée des chemins. A cet instant où on réalise que, soit on laisse tomber, au risque de passer à côté d’une très belle histoire, soit on se jette à l’eau, quitte à se prendre le mur.

Et ce tome gagne en intensité, du fait de ces choix, de ces signes de confiance de plus en plus évidents, mais aussi des volte-faces que provoquent quiproquos et incompréhensions nées des craintes les plus profondes.

Et Casey se révèle, protecteur, impliqué, prêt à tout, même aux risques les plus fous, pour défendre cette histoire qui le reconstruit, mais paradoxalement, risque de l’émietter.

Le final, dont je ne dévoilerai rien bien sûr, nous laisse dans cet état d’anxiété que Chloé Wilkox sait si bien générer, à mi-chemin entre la crainte d’un coup de désespoir et l’espoir d’une splendide folie, ….

A suivre, avec impatience.

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