Le signe que j’attendais de Rose. J. Kalaka

Titre Le signe que j’attendais,

Auteur Rose J Kalaka

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Je ne suis pas une grande adepte des romans feel good. Mais ceux qui suivent le blog savent que je suis très très adepte des romans de Rose J Kalaka. Aussi, lorsqu’elle m’a proposé de sortir de ma zone de confort pour lire ce roman, je n’ai pas hésité.

Et j’ai bien fait!

Bienvenue dans l’univers des soeurs Lodosa. Pardon, j’oublie de préciser: des Triplées Lodosa. Oui oui, vous avez bien lu, trois soeurs de 24 ans, aussi différentes qu’on peut l’imaginer avec des parents qui ont laissé se développer leurs individualités, mais aussi inséparables qu’on peut l’imaginer

Leurs différences en font trois personnages très attachants. Il y a Lisa l’infirmière, la raisonnable, Lana, la tatoueuse, l’excentrique et Loïs, l’auxiliaire de puériculture en crèche, la bienveillante. Non pas que les deux autres ne le soient pas, mais il y a chez Loïs une façon de toujours penser au bien-être de ses soeurs qui m’a séduite. Ne vous trompez pas. Les deux autres ne sont pas égoïstes, loin de là. Mais vu que le livre se passe dans une discussion à bâtons rompus entre elle et nous, j’ai pu constater à de multiples reprises son altruisme.

Les trois soeurs vivent ensemble. Elles veillent les unes sur les autres et si elles ont toutes leur jardin secret, par leur métier, leurs amitiés, leurs amours, difficile de concilier cette relation fusionnelle avec une grande autonomie.

À plus forte raison quand les événements de la vie resserrent les liens de la famille, avec une maman juste présente comme il faut, toujours respectueuse de ses lutins, un oncle protecteur entre deux absences. Heureusement, les hirondelles veillent et les Lepreuchan mettent un peu de piment dans tout ça. Et les hommes dans tout ça? Si Malo a trouvé sa place dans le coeur de Lisa et l’affection des autres L, si Axel, le meilleur ami de Loïs est là , sinon au physique, du moins de la force de son amitié, on ne va pas plus loin. Lana collectionne pour ne pas se poser et Loïs, … Loïs, quelque part, s’empêche de s’envoler pour ne pas risquer de perdre ce qu’elle a, pour ne pas bouleverser l’équilibre de la vie et l’ordre immuable des triplettes.

Mais c’est compter sans les Lepreuchan, sans le hasard ou une boîte de crayons. Le bonheur c’est simple comme un coup de fil, disait la pub? Ou comme une chute sur feutres, ou un quiproquo bienvenu ou, ….

Ne comptez pas sur moi pour vous dire plus de l’intrigue. Je vous laisse le plaisir de suivre le voyage de Loïs entre son esprit et le vôtre, au prix de discussions qui m’ont greffé un sourire pour la journée.

Comme souvent dans les livres de Rose, j’ai aimé ses personnages simples mais authentiques. Ils ont toujours ce petit quelque chose de plus, rien de spectaculaire, mais qui apporte un rayon de soleil à leurs proches et un mieux vivre dans la communauté.

Ici, c’est en suivant Loïs dans son travail au sein d’une crèche à taille humaine, qui développe des méthodes d’épanouissement qui m’ont donné envie de leur confier un bout de chou (et qu’importe que les miens aient passé l’âge depuis longtemps)

Mais ce qui m’a surtout, comme à chaque fois, embarquée dans l’histoire narrée par Rose-Loïs, c’est cette façon simple mais diablement positive d’avancer dans la vie. Loïs se livre sans fard sur les freins qui l’empêchent d’avancer, sur ces petites peurs et grandes terreurs qui nous ont tous, à un moment ou à un autre, empêché d’avancer, de prendre telle ou telle décision, pour ne pas fragiliser un édifice solide en apparence, mais qui pourrait si facilement vaciller. Il y a aussi pour les triplettes, la barre que leurs parents ont mis sacrément haute dans leur conception de l’amour inconditionnel et la crainte de perdre ce qui est. Après tout, moins on s’attache, moins on prend de risques, …. À moins que.

À moins que, forts de l’affection de ceux qui, de près ou de plus loin, veillent sur nous de façon inconditionnelle, on se sente assez assurés pour, un jour, oser. Oser faire le pas en avant, oser avouer ce que l’on ressent, oser avouer qui l’on est au fond de soi, oser lâcher la main qui nous tient, qui nous assure, qui nous rassure, pour enfin prendre son envol. Vers un risque peut-être. Mais le risque de toucher le bonheur, d’avancer, d’évoluer, de vivre, tout simplement, c’est un risque payant, non?

À condition de savoir interpréter ces petits signes qui nous entourent. Ces signes qu’on attendait, sans y croire vraiment.

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